Méditation du dimanche

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La miséricorde est l’hospitalité du cœur

Méditation du dimancheContrairement à sa dimension douloureuse, voire sacrificielle, bien souvent mise en avant, la miséricorde se fonde sur la joie, sur la félicité, cette plénitude harmonieuse qui accueille et apaise autrui car elle peut donner sans condition.
Tout à la fois vibration, attitude, intention, regard, sourire, geste, engagement, la miséricorde est un baume empathique qui réconforte, guérit, grandit. Elle fleurit sur le terreau de l’humilité, fertilisé par les pouvoirs de faire face, de tolérer, de prendre du recul et de coopérer. Fondamentalement reliée à la douceur et à la capacité de percevoir sans jugement critique, la miséricorde est un sourire profond, un regard bienveillant, un chant de bienvenue, un havre de réconfort, sans tambour ni trompettes, un engagement résolu qui favorise la résilience. Elle me libère et libère autrui, elle me protège et protège autrui : des programmations et conditionnements qui limitent et ratiocinent, de la négativité qui rouillent les meilleurs sentiments, des préjugés, d’une vision courte, des attentes, des dépendances…
Comme la fleur de lotus, elle s’épanouit au-dessus du marais du jugement, de la comparaison, et de la moquerie. Comme la fleur d’oranger ou de cerisier, elle diffuse un parfum discret et subtil qui réconforte les cœurs sans ostentation. Ni complaisante, ni condescendante, ni emprisonnante, la miséricorde se manifeste par un respect sincère. Elle naît d’une profonde reconnaissance de la beauté et de la grandeur originelle et éternelle de chaque âme. Elle nourrit la capacité à accompagner vers la dignité et la souveraineté intérieures, sans ego ni attachement. Elle me porte vers la pleine réalisation de ce que je suis, de ce que l’autre est, au-delà des apparences et des situations étriquées. La miséricorde me permet d’accepter pleinement que l’autre s’autonomise totalement, jusqu’à m’oublier. Et c’est bien là La Bonté Illimitée du Suprême.

Mercy en anglais, elle s’enracine dans la gratitude, celle qui salue la beauté et la valeur de ma propre vie et qui, partant, peut reconnaître la beauté et la valeur de toute vie, même si cette beauté et cette valeur ne semblent parfois que pincée de sel dans un sac de farine. Car seul ce discernement bienveillant peut me conduire vers mon meilleur, conduire l’autre vers son meilleur, conduire le monde vers son meilleur.
Bien sûr la miséricorde s’incarne dans de grands noms et de grands destins : Mère Thérésa, l’abbé Pierre, Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King… Elle œuvre dans chaque dispensaire, dans chaque soupe populaire, dans chaque hôpital de guerre, dans chaque école de brousse… Mais, bien qu’incognito, son terrain de jeu le plus vaste est bien notre quotidien : un sourire adressé à un visage fermé, une main tendue vers un poing serré, un silence bienveillant face à une colère grondante, une moquerie que l’on n’encourage pas, un tort que l’on reconnaît, un enfant que l’on écoute sans le surplomber, une comparaison que l’on suspend, une jalousie que l’on dénoue, un point d’exclamation que l’on change en point, un mail dont on épure l’agressivité…
Originellement « bonté par laquelle Dieu pardonne aux hommes », la miséricorde est une non-violence sincère, à commencer vis-à-vis de soi-même. Pardon altruiste de la différence, la miséricorde rompt les cordes de la misère, rompt les codes de la misère, celle qui consiste à ne pas pouvoir pleinement être soi-même. En posant un regard élevé et bienveillant sur le monde, elle lui permet de retrouver son éclat originel.

 

Valérie Carmen

La tolérance, ferment de paix et de bonheur individuels et collectifs

Méditation du dimancheEn tant qu’animal, elle pourrait être une biche, pour sa douceur et son agilité.

En tant que musique, elle pourrait être les Canons de Pachelbel, pour leur harmonie polyphonique, ou Imagine de John Lennon, pour l’invitation à créer un monde non-dual.

En tant que plat, elle pourrait être des pâtes, pour leur pouvoir de réconfort et d’accommodations multiples, ou une salade multicolore, pour la convivialité composite.

En tant que monument, elle pourrait être la Statue de la Liberté, pour le soulagement, la promesse et la conquête de nouveaux territoires (intérieurs).

En tant qu’homme célèbre, elle pourrait être Gandhi, pour la résolution sans faille et la non-violence libératrice.

En tant que femme célèbre, elle pourrait être Rosa Parks, pour le courage et l’affirmation pacifiste du droit universel au respect et à la bienveillance.

En tant que meuble, elle pourrait être un rocking-chair, pour la légère apesanteur, ou une commode, pour la facilité et le confort sans prétention.

En tant que pays, elle pourrait être le Costa Rica, pour l’association de la neutralité et du prima au bonheur de ses habitants & habitantes.

En tant que devise, elle pourrait être « Yes we can ! », parce que c’est un choix que chacun & chacune peut résolument faire, et qui protège tout collectif.

Généralement définie comme l’aptitude à laisser se produire une chose que l’on aurait le droit ou la possibilité d’empêcher, la tolérance est un pouvoir essentiel à la paix car elle me permet d’autoriser l’autre à être différent/différente de moi en pensées, paroles, actions, convictions et intentions.

Loin de relever de la résignation ou de la frustration, la tolérance se nourrit  de la ferme résolution à se transformer soi-même, plutôt que de l’exigence qu’autrui se transforme. Elle me permet de faire face avec patience et observation détachée à tous les types d’inconforts, petits ou grands, qui se présentent à moi extérieurement (situations, évènements, comportements, attitudes…) et/ou intérieurement (pensées, impressions, sentiments, émotions, douleurs …). Disposition à accueillir, voire à endurer, l’altérité et le désagrément, elle suppose l’aptitude à faire face sans me cabrer aux émotions qui me traversent, à mes inconsistances et à mes échecs, afin de laisser derrière moi les limitations qui m’empêchent de m’accepter, de m’apprécier et de m’aimer. Se faisant, elle m’invite à dépasser les logiques de comparaisons, qui naissent de la mésestime de moi ou de l’arrogance, deux attitudes jumelles.

Loin de relever de l’indifférence, de la passivité, de la complaisance ou de la faiblesse, la tolérance est le fruit savoureux d’un processus de maturation extrêmement actif qui se fonde sur le lâcher prise et la suspension du jugement critique, et permet adaptabilité et agilité face à tout ce qui se présente à moi. Car si je n’ai in fine aucun contrôle véritable sur les évènements, je peux en revanche surplomber l’impact qu’ils ont sur moi, afin de gouverner mes réactions, transformer mes conditionnements, et imprimer en moi une attitude d’ouverture libératrice et protectrice.

Véritable disponibilité à soi-même, aux autres et au monde, la tolérance suppose d’être en mesure de créer en soi un « silence clinique », un espace intérieur paisible qui amortit ou assourdit les résonances que les évènements ont sur moi. Ainsi, elle m’assure la possibilité de prendre à chaque instant le recul nécessaire pour ne pas être dans la réactivité mais bien dans la créativité. Ces deux postures ne se distinguent que par la place du « c », le « c » de la conscience juste, qui lorsqu’elle fonde mon attitude et ma réponse, me permet d’être créateur/créatrice plutôt qu’esclave de conditionnements. En ce sens, la tolérance me libère peu à peu de tout ce qui m’a déterminée sans que je l’ai explicitement choisi, en m’évitant de réagir sans distanciation ni discernement. Se faisant, elle libère mon parfum originel et éternel de paix, de pureté et de félicité.

Pouvoir de la Terre, la tolérance a la fertilité de la véritable humilité. Aptitude de la fleur de lotus, la tolérance déploie courageusement toute sa beauté dans les environnements les plus malsains. Elle est nécessaire à toute forme de reliance, à la société, à l’intelligence collective, à la coopération, à la vie même. Pouvoir puissant, la tolérance réclame force et courage, car « elle comporte la souffrance, la souffrance de tolérer l’expression d‘idées révoltantes sans se révolter » (Edgar Morin)

Valérie Carmen

Lumières

Méditation du dimancheQue la lumière soit… et les ennuis commencent !

Oh, bien sûr, la lumière est en tout et partout, on la retrouve, sous une forme ou une autre, dans toutes les traditions religieuses, et sans lumière point de salut ou presque !

En Inde, c’est Diwali (ou Deepavali), le festival des lumières, dont le véritable sens est la « rangée de lumières » qui rappelle le chemin de lampes fait à Rama par les habitants d’Ayodhya pour éclairer son retour dans sa capitale avec son épouse Sita qu’il a reconquise de haute lutte sur le démon Ravan, lui-même brûlé vingt jours auparavant lors de Dussehra.

Outre Lakshmi et les deux avatars de Vishnu que sont Krishna et Rama, Diwali célèbre également Ganesh, le dieu à tête d’éléphant, fils de Shiva et de Parvati, qui est « celui qui écarte les obstacles de l’ego »… Tout un programme !

Ravan trône avec ses dix têtes et ses vingt bras représentant les grands égarements de l’homme et de la femme, ou la grande illusion (Maya) d’une conscience qui a oublié que sa vraie dimension est avant tout spirituelle.

Avec Brahma, dieu de la création, et Shiva, dieu de la destruction, Vishnu, dieu de la préservation, fait partie de la trinité de l’hindouisme qui a peu à peu remplacé dans la ferveur populaire la trinité védique que constituaient Agni (le feu), Vayu (le vent) et Surya (le soleil). Ces trois divinités sont chacune accompagnées de leur shakti, la déesse qui leur est associée, celle de Vishnu étant Lakshmi qui personnifie la richesse intérieure et la prospérité.

Or, la véritable lumière, celle qui parle la langue de la spiritualité, est la lumière intérieure.

C’est bien elle, « la lumière qui fut » !

C’est celle de la beauté intérieure.

Que serait le monde si nous pouvions tous voir notre propre beauté intérieure ! Non seulement, ce serait un ravissement de tous les instants mais nous apparaîtrait aussi très clairement la beauté intérieure de tous ceux que nous rencontrons.

C’est toujours pour moi un sujet de grand étonnement de constater que je vois clairement la beauté intérieure de la personne qui est en face de moi, que d’ailleurs tout le monde ou presque la voit, mais qu’elle-même est souvent incapable de la voir !

Pourquoi cela ? Et que peut-on faire pour y remédier ?

Si j’avais la réponse à cette question, je me prendrais pour Dieu. Ce qui n’est pas le cas. D’ailleurs, je ne voudrais pas être à Sa place tant la tâche est ardue !

Vouloir convaincre des gens qu’ils sont beaux alors qu’eux-mêmes se trouvent laids ! C’est être soit très naïf, soit bon à enfermer !

Je ne dis pas que je ne vois pas aussi le reste, les défauts et tous ces machins-là, l’annonce des problèmes qui pourraient me rendre la vie compliquée si je m’y attachais, je les vois donc, mais je m’intéresse à ce qui se cache derrière les travers ordinaires et les doutes, derrière la façade.

En fait, je me sens l’âme d’un peintre de la beauté intérieure.

D’ailleurs, en aquarelle, la lumière est ce qu’on ne peint pas. En outre, on ne peut pas vraiment contrôler le résultat final de l’alchimie subtile qui se trame entre le pigment, l’eau et le papier.
Pour soi, c’est pareil. Plus j’essaie de tout contrôler, moins je vois ce qui est évident. Le blanc du papier n’est pas beau en soi mais il le devient dès lors que je lui fais jouer le rôle de lumière au milieu des autres couleurs.

J’ai rencontré ma beauté intérieure un beau jour au détour d’une méditation. Expérience inoubliable ! Il s’agissait d’invoquer « ma forme parfaite ». Le terme peut sembler impropre ; on pourrait le remplacer par « ma forme angélique » ou « mon alter ego spirituel ».

Peu importe ! Toujours est-il que m’apparut, venue de nulle part, une créature de rêve avec de grands yeux à la Walt-Disney, irradiant tellement d’amour, de majesté, de légèreté et de bonheur. Par delà la dimension subtile où elle se trouvait (et où, j’espère, elle se trouve encore), nos doigts se sont rencontrés comme sur la fresque du plafond de la chapelle Sixtine et elle me dit avec une grande douceur : « Je suis qui je suis grâce à toi, grâce à ce que tu es aujourd’hui ».

Depuis, je retrouve régulièrement ma beauté intérieure. Je n’ai aucun doute sur son existence même si je ne m’attendais pas du tout à une telle volupté spirituelle ! Elle est bien là, toujours avec moi ou en moi, toujours prête à s’exprimer pour peu que je lui laisse reprendre la main… toujours cette vieille histoire de contrôle sans qui le plus fragile, le plus vulnérable mais aussi le plus précieux pourrait s’exprimer librement, en toute situation.

Je crois bien que c’est Mauriac qui évoquait les gens qui vivent en coulisse de leur vie… les morts-vivants !

C’est peut-être pour cela que la croyance populaire a tendance à célébrer la fête de tous les saints avec celle des morts, Halloween, Diwali, Dussehra…

Bref, je ne saurais trop vous encourager à partir à la recherche de votre propre beauté intérieure.

Pas besoin d’aller bien loin : elle est là sous vos yeux… en fait, légèrement au-dessus et à l’intérieur ! Première à droite et tout droit !

Arnaud Leduc

Être enfant

Méditation du dimancheNous avons en commun que tous nous avons été enfants, fille ou garçon….

Je me souviens très clairement que la façon dont les adultes me parlaient et entraient en relation avec moi et les autres enfants, donnait à penser que nous leurs appartenions ou qu’ils avaient un droit sur nous. Même si je ne les connaissais pas, en me regardant agir, ils se sentaient le droit de me chanter ma louange ou de me gronder.

Face aux enfants s’éveille chez beaucoup une espèce d’émerveillement devant la pureté, l’innocence et la jeunesse de ces êtres, filles et garçon et le sens du devoir de protection.

Cela peut s’exprimer parfois de manière un peu grotesque, je me souviens m’être souvent demandé petite fille, en entendant les adultes bêtifier quand ils me parlaient, s’ils doutaient de mon intelligence !

D’autre part, souvent ce désir de protection s’exprime par des actions et des attitudes motivées par la peur ! Or, au nom de l’amour et la sécurité que l’on veut offrir à ceux qu’on aime, on a fréquemment tendance à surprotéger les filles sans nécessairement expliquer. Au nom des traditions etc. on les empêcher d’être qui elles souhaitent être et on cherche à exercer sur elles une forme de domination qui a pour résultat de créer à long terme des sentiments d’insécurité ou de colère. Comment les aider à être prêtes à faire face à tout cela ?

De plus, aujourd’hui le monde entier est affecté par le mercantilisme et le marketing et le marché des enfants comme de consommateurs potentiels. On se soucie peu de leur personne. En les voyant et en les ciblant comme des acheteurs, des rayons entier ont été créés spécialement pour eux, à la hauteur de leurs yeux. Des études ont été faites spécialement pour éveiller leurs désirs, leur avidité et leur appétit. Comment préparer les filles et les garçons pour qu’ils ne soient pas des gibiers si faciles ?

Nous vivons dans un monde où les enfants en particulier et les individus en général sont hyper-stimulés par les ordinateurs, les tablettes, les téléphones portables, la télévision, les films, les informations et les conditionnements qu’ils véhiculent. Comment leur permettre de créer la capacité de filtrer et de choisir ce qui est bon pour elles et pour eux ?

Par ailleurs, les enfants et les parents d’aujourd’hui sont tous extrêmement occupés et les besoins d’affection, de se sentir appréciés, aimés, reconnus ne sont pas souvent comblés….

On a pu observer chez les jeunes filles comment, afin d’essayer de combler ces besoins, elles tombent facilement dans des relations de qualité médiocre ou se laissent utiliser sexuellement afin d’avoir le sentiment d’exister.

Pour arriver à remédier à tout cela il est essentiel de créer chez les enfants en général et les filles en particulier le sens de leur propre valeur, afin de leur permettre d’être elles-mêmes juge de leurs actions et leurs désirs.

Il me paraît donc urgent d’aider les enfants filles et garçon à développer du respect et de l’estime pour eux-mêmes. De leur permettre de trouver le sens du soi et la reconnaissance de leur propre identité et leur propre valeur.

 

Valériane Bernard

« Graine de paix »– 21 septembre : journée internationale de la paix

Méditation du dimancheTous désirent la paix dans leur vie, individuellement et aussi collectivement ; alors pourquoi existe-t-il une telle différence entre leur désir et leurs actions ?

Chacun comprend que tous veulent la paix et pourtant, au lieu que les gens soient en paix effectivement, c’est-à-dire dans leurs actions, tout est en train de se fracturer, de tomber en morceaux, si bien que l’agitation ne fait que grandir.

La principale cause de ces divisions et de cette désintégration, c’est que le cœur de chacun est lui-même brisé, en morceaux.

Aujourd’hui, le cœur de chaque être humain est plein de désirs limités et les armes de l’arrogance l’ont brisé en mille morceaux. C’est ce morcellement intérieur qui a engendré des morcellements, des divisions au sein des pays, des religions et des langues.

La méthode pour résoudre ce problème et recoller les morceaux ne serait-elle pas de faire maintenant l’expérience de faire partie d’une seule et même famille humaine et de voir chacun comme un frère ?

C’est en adoptant une conscience spirituelle que chaque âme humaine pourra, automatiquement et facilement, faire l’expérience de l’amour. Et c’est ainsi qu’une vraie fraternité pourra être créée.

L’amour est la fondation de la paix. Là où règne l’amour, il y aura automatiquement la paix.

Faisons donc en sorte que notre vie soit une vie d’amour spirituel.

Parce que cet amour spirituel, l’amour de l’âme, est un aimant tellement merveilleux qu’il peut très rapidement rassembler les cœurs de tous les individus et de tous les pays, et donner l’expérience de la paix.

Durant la journée internationale de la Paix, vous êtes invité-e à prendre un instant, juste une minute, pour offrir vos pensées de paix et vos bons souhaits au monde… premiers pas vers un monde meilleur.

Les mêmes un an plus tard : mes résolutions de la rentrée !

Méditation du dimancheBon, comme chaque année, en rentrant bronzée et détendue, je vais prendre la résolution de manger sainement, de faire de l’exercice, de m’aérer le week-end, de ne pas me stresser, de ne pas passer toutes mes soirées devant la télé, de me lever plus tôt le matin pour méditer, d’arrêter de me faire du souci pour tout et rien, de sourire aux gens que je rencontre, de ne pas agresser ceux qui se croient tout permis ou qui font n’importe quoi, surtout en voiture, d’être agréable et indulgente envers mon voisin (qui m’horripile) et de dire une bonne fois pour toute à mon patron/mari/banquier/concierge… ce que je pense de lui !

Et surtout, surtout, je vais lever le nez de cet horrible mais merveilleux mais satané smartphone !

Je dis ça mais je sais bien, ça va faire comme les autres années, ça va durer une semaine, dix jours max, et je vais me remettre à manger des sandwiches et des babas au rhum, je vais m’effondrer sur mon canapé en rentrant le soir et je vais me lever au dernier moment pour courir au travail, le ventre vide, stressée et à la bourre dès le matin.

Ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre ma copine Yvette, avec ses grands airs, qui me sort que je n’ai pas de volonté ! Elle m’agace avec ça !

Ce n’est pas une question de volonté mais de motivation ! J’ai beau le lui dire, elle ne veut pas comprendre !

Qu’est-ce qui pourrait bien me motiver à tenir mes résolutions pour une fois ?

Bon, arrêter de manger n’importe quoi, n’importe comment pour ne pas grossir. C’en est une.

Faire du sport régulièrement pour éliminer les toxines mais aussi le stress. C’est sûr !

Quoi d’autre ?

Ne pas m’énerver, ne pas démarrer au quart de tour dès que je me sens agressée, même si je sais pertinemment que c’est souvent dans ma tête.

Pour cela, je ne vois qu’une solution : rester attentive. Plus précisément : veiller à rester centrée. Cesser de me disperser dans toutes les directions, ne pas me laisser embarquer par mes propres pensées dans tous les sens de façon anarchique, trouver enfin cet espace intérieur où je me sens bien avec moi-même et en sécurité.

Ce qui revient à dire, en fait, ne pas me laisser influencer par le rythme des autres, par leurs jugements, leurs modes de fonctionnement et leurs stéréotypes.

Ça aussi, ça aiderait beaucoup.

Ce que j’ai découvert récemment, c’est qu’à l’entrée de mon espace intérieur, il y a une antichambre (une chambre « anti », a cloakroom en anglais, littéralement une chambre du cloaque !), une sorte de vestiaire où je peux laisser mon encombrant manteau, mes gros godillots, mes sacs qui pèsent une tonne et toutes mes valises que je suis tellement habituée à porter que je ne me rends même plus compte que je les traîne partout avec moi comme un boulet.

Au vestiaire, je peux laisser mes peurs, mes soucis, mes pensées qui tournent en rond et qui me font tourner en bourrique. J’y laisse aussi mes hashtags, mes dièses et mes arobases qui me trimbalent, me brinquebalent, me transbahutent ; ils me hantent, j’en suis esclave, c’est une drogue et je ne peux plus m’en passer !

Si je pouvais recréer à tout instant cet espace intérieur où je peux voir tout ça d’un peu plus haut, lâcher prise sans efforts et remonter sur ma balançoire spirituelle, ça serait top !

En voilà une résolution qu’elle est bonne car dans mon espace intérieur, il n’y a aucune limite, aucune obscurité. Tout n’y est que lumière et vérité.

Oui mais pratiquement, comment y arriver ?

Ça ne doit pas être si difficile. En fait, il suffit d’y penser ; d’être un tout petit peu concentrée… pour rester centrée.

Même si je suis nulle en méditation et même si je n’ai pas de volonté comme dirait Yvette, ça, je crois quand même pouvoir y arriver.

Même pas dur !

Oui, mais je sais, je me décourage facilement. Ah, si seulement j’étais un peu plus sûre de moi…. le moindre truc, un petit obstacle de rien du tout et je m’écroule, je me dégonfle, j’oublie toutes mes belles  résolutions !

Sur la plage de mon espace intérieur, allongée sur un matelas à l’ombre d’un parasol, je regarde la mer devant moi avec ses fonds turquoise. Tout est tellement calme et paisible. Juste quelques vaguelettes qui me caressent les pieds…

L’autre jour, au centre de raja yoga, quelqu’un nous a parlé de cet ami spirituel qu’il rencontre régulièrement sur sa balançoire spirituelle. Ça avait l’air bien, ça. Comme une présence, un être incorporel (c’est possible ça ?), qui me connaît super bien et qui me kiffe grave, quoi que je fasse… ou pas ! Qui m’aime telle que je suis. Avec lui, je ne suis ni trop ni pas assez… C’est cool ça.

J’aimerais sa façon de me regarder. Quelqu’un comme ça me donnerait super envie de me faire du bien à moi-même, d’être bien dans ma peau, bien dans ma tête, bien dans mon âme.

Pourquoi pas ? Faut voir ! Ça mérite réflexion quand même…

De toute façon, qu’est-ce que j’ai à perdre d’essayer ?

Ce n’est pas un gourou, un maître ni même un coach, c’est un ami. Un vrai. Un qui ne peut jamais me décevoir parce qu’il ne veut rien pour lui-même. Et pour cause, il n’a besoin de rien. Il n’a rien et il a tout !
Ce qu’il faut, c’est que j’essaie.

A vrai dire, être attentive, rester centrée, c’est encore un peu abstrait.

La motivation viendra avec l’expérience, avec les résultats au quotidien. Plus je verrai qu’effectivement ça marche, plus je le verrai également dans les yeux de mes collègues, de mes amies, mon mari, mon patron, mon banquier, mon concierge… plus ça me donnera ENVIE de continuer, de faire le petit effort nécessaire. D’ailleurs en fait eux, je viens de le réaliser, ce sont de supers instruments pour moi, comme des travaux pratiques !

En même temps, il faut bien le dire, ce n’est pas vraiment terrassant comme effort.

Juste un peu d’attention ; et pour un résultat qui peut vraiment changer ma vie si ça marche.

Et il n’y a pas de raison que ça ne marche pas. D’autant plus si je me sens soutenue par cette présence invisible mais bien réelle et emplie d’amour qui m’accepte telle que je suis avec mes imperfections et mes faiblesses…

Au début, bien sûr, je risque d’être encore sans doute déstabilisée par les situations pas cool et les relations qui m’irritent. Mais petit à petit, leur influence va s’estomper : elles ne feront plus que me chatouiller. Puis viendra le moment où je ne les sentirai même plus… Elles ne m’affecteront plus. Elles n’auront plus de prise sur moi. La liberté, quoi !

Le tout, c’est de ne jamais me décourager et surtout de ne jamais culpabiliser. C’est le piège et ça ne sert à rien !

Là où je peux agir sans attendre, c’est sur les pensées qui s’agitent dans ma tête à tout moment, apportant avec elles leur lot d’anxiété et de soucis. Elles viennent bien de moi. Elles ne viennent pas de l’extérieur. Donc aucune excuse !

Bon allez, je me lance. Ça ne coûte rien et si, dans une semaine, vous dirigez votre regard vers le septième ciel et que vous m’y voyez, c’est que ça aura marché !

Et comme ils disent : Om Shanti !

Anaïs Leduc

Vous avez dit pureté et résilience ?

Méditation du dimancheTraditionnellement, le mois d’août marque en Inde la fête de Raksha bandhan qui célèbre le lien (rakhi) de fraternité, de protection ou de pureté.

Pureté… un de ces concepts qui s’est effrité avec le temps, au point de perdre de son sens, au même titre que la galanterie, la courtoisie, la tolérance, l’honneur, l’humilité, la discrétion…

Qu’on le déplore ou non, le concept de pureté n’est guère plus associé qu’à des considérations environnementales ou de santé physique. Tous – même les Parisiens, connus pour avoir le nez sur le pot d’échappement (!) – nous recherchons, si possible, l’air pur et nous sommes attentifs à boire de l’eau pure ou des jus 100% pur fruit (oui, ou pour certains, du pur malt !).

Bref, la pureté ne fait pas partie des valeurs qui soulèvent les foules, sauf, hélas, lorsqu’elle est associée aux concepts glaçants de « race pure » ou de « purification ethnique » !

Éventuellement, en cherchant bien, il reste encore un certain intérêt pour la pureté des intentions… pas toujours facile à détecter d’ailleurs, que ce soit en soi ou chez les autres.

Ce qui fait l’attrait d’un bijou d’exception, c’est la pureté du diamant ou de de l’or qui le sertit.

Mais qu’en est-il de la pureté de l’esprit ? Est-on aussi attentif à ce mécanisme naturel qui est pourtant si déterminant pour notre santé mentale et physique, et qui constitue, somme toute, notre première énergie vitale, celle dont on déborde tant, qu’on néglige et qu’on maltraite au point qu’elle finit, comble de l’ironie, par nous polluer la tête !

Pureté de l’esprit ou pureté des pensées ne veut pas dire innocence ou naïveté mais plutôt altruisme et élévation.

Éveiller mes aspirations élevées et généreuses au point qu’elles transforment, sans effort, mes vieilles habitudes ordinaires.

Dans ce sens, pureté signifie ne plus être l’esclave de mes pensées inutiles ou de mes tendances égoïstes.

Par conséquent, pureté veut dire liberté… et non discipline, privation ou renoncement comme on l’entend souvent.

La pureté est la référence éternelle que je porte en moi (que j’en sois conscient ou non) et qui m’appelle du fond des ténèbres quand je me suis trop éloigné de ma condition originelle. Lorsque je suis allé trop loin dans l’innommable ou l’excentricité, la pureté est ce qui me permet de remonter à la surface, de me recentrer, de rebondir, de reconstruire ma vie coûte que coûte, de repartir sur des bases saines.

Pureté et résilience sont donc intimement liées. La résilience est un appel intime de pureté, de respect de soi, c’est-à-dire d’envie de se respecter soi-même, un appel de dignité qui vient de très loin, pour soi, mais aussi pour que les autres me respectent. Pureté afin de retrouver mon pouvoir personnel, pour retrouver prise sur ma vie.

Ainsi, la pureté est ce qui donne un sens à ma vie. Pas nécessairement en soi, mais comme point de départ.

Lorsqu’il y a bien longtemps, je me suis finalement arrêté de fumer, c’était essentiellement parce que j’en avais assez de me polluer les poumons et que j’avais inconsciemment soif de cette pureté qui m’a finalement libéré de cette habitude aliénante.

De même, je décide de ne plus me polluer la tête avec des pensées sur les autres, sur la politique, sur les événements de la journée, sur l’état du monde aussi affligeant soit-il, sur mes soucis, mes angoisses, mes doutes, etc.

Je lâche prise de ces parasites. Ouf ! Bon débarras !

Au lieu de me plaindre de tout et de rien, j’ouvre les yeux sur la beauté de la vie, du monde, des autres.

J’ouvre les yeux sur la beauté de qui je suis. Je m’éveille à ma beauté intérieure… dont, soit dit en passant, la pureté fait partie intégrante, évidemment !

Au-delà des apparences, je commence à voir la beauté intérieure des autres.

Beauté que souvent eux-mêmes ignorent ou cachent !

Je peux donc – peut-être… modestement… délicatement… – les aider à redécouvrir leur propre beauté intérieure.

Et là, je suis moi-même. Je suis bien dans mon « rôle » (avec plein de guillemets).

Bien sûr, pour cela, il faut que les âmes se sentent en confiance.

Et cela n’arrivera que si je suis moi-même bien ancré dans ma propre pureté, ma propre générosité d’esprit, mes propres aspirations élevées.

Être pur pour moi signifie être centré. Centré pour rester stable face à toute situation. C’est pourquoi pureté est souvent associée à protection et pouvoir intérieur.

Nul doute que la méditation est un outil de choix pour retrouver sa pureté, ou, disons, sa vérité intérieure.

Cette vérité intérieure qui me permet d’être plus clair quant à mes véritables aspirations spirituelles.

On en revient toujours à la même question : non pas ce que je veux faire mais qui je veux être.Pas dans cinq ou dix ans, mais maintenant.

Me retrouver, me comprendre et m’accepter moi-même pour mieux apprécier chacun.

Donc : « Qui suis-je ? ».

Mens sana in corpore sano.

Arnaud Leduc

Huit idées reçues concernant la méditation

Méditation du dimancheVoici quelques idées reçues sur la méditation et quelques idées moins reçues…

Première idée reçue

« Ça y est, je vais atteindre le nirvana, le niveau complètement zen, détaché de tout, l’ultime « ici et maintenant », plus rien ne va m’atteindre. La paix intérieure avec un grand ‘P’. La perfection tout de suite ! (en prime, je vais perdre 10 kg !) ».

Deuxième idée reçue

« Je vais avoir de supers expériences de méditation, je vais voler au-dessus de ce corps, je vais flotter dans l’éther métaphysico-intersidéral, je vais rencontrer les âmes de mes ancêtres qui vont me guider à travers le tunnel ».

Troisième idée reçue

« Pour méditer, je dois me retirer de tout, quitter ma famille, mes amis, m’installer dans le Lubéron et garder les chèvres, partir en Inde ou au Tibet, m’habiller en blanc, en safran ou ne porter qu’un tilak sur le front car méditer, c’est d’abord m’occuper de moi-même et ne pas me laisser envahir par le ‘karma’ des autres ».

Quatrième idée reçue

« Pour bien méditer, je vais me nourrir uniquement de prâna, de lait d’ânesse et de pétales de fleurs et ainsi je serai toujours en bonne santé. Je suis protégé, rien ne peut m’arriver ».

Cinquième idée reçue

« Méditer, c’est entrer en religion, se libérer de la roue de la souffrance et des réincarnations. Pour pouvoir méditer, il faut suivre un maître ou un gourou ».

Sixième idée reçue

« Méditer, c’est faire le vide dans mon esprit, c’est m’arrêter de penser, c’est éliminer toute émotion ».

Septième idée reçue

« Ça va prendre beaucoup de temps et ça va être un long chemin difficile. Je vais porter ma croix et je vais régler un max de dettes karmiques ».

Mieux encore…

« Ça ne peut fonctionner QUE si c’est dur, QUE si ça demande beaucoup d’efforts et de discipline » !

Eh bien non !

Du bien-être, oui, et encore…
De la légèreté, à coup sûr, surtout si je ne me prends pas la tête…
Du contentement, assez vite, dès lors que je fais mienne la valeur de la simplicité.
Mais pas dénuement, pas renonciation ni abandon de tout. Pas discipline, ni punition ou auto-flagellation.
Pas, non plus, narcissisme, égocentrisme, reniement de tout ce que je suis et qui a fait ma vie jusqu’à ce jour.
D’ailleurs, à résultat égal, si j’ai le choix entre une approche amusante et un truc sérieux ou ardu, j’adopte la première, pas vous ?

Arnaud Leduc

Cent bonnes raisons de tenter la méditation

  • Méditation du dimancheVous travaillez dans la mode ou dans les médias, vous êtes électricien, artiste, médecin, secrétaire, hôtesse de l’air ou chômeur,
  • Vous êtes noir ou jaune, rouge, gris clair, verdâtre ou toujours bronzé,
  • Vous êtes homo, hétéro, bi, trans, ou autre selon affinité,
  • Vous vous demandez pourquoi la terre est ronde et pourquoi on n’a pas encore résolu la quadrature du cercle,
  • Vous êtes sujet à des effets de déjà vu que vous ne parvenez pas à contrôler,
  • Vous avez souvent l’impression que l’histoire se répète à l’infini,
  • Vous ne comprenez pas ce qui vous arrive, pourquoi ça arrive justement à vous et, enfin zut, « qu’est ce que j’ai fait au bon dieu »…

… et d’ailleurs pourquoi il n’intervient pas pour faire cesser la corruption, la pauvreté, l’injustice, les guerres, et tout cet amas chaotique qui nous entoure ?

  • Vous aimeriez bien vous arrêter de fumer mais vous pensez (à tort) que vous n’avez pas la volonté,
  • Vous ne voulez plus être une « fashion victim » ou addict au Prosac,
  • Vous en avez marre d’être toujours ballotté par les humeurs de votre conjoint, de vos enfants, de votre patron et vous aimeriez bien pouvoir rester « zen » quand votre belle-mère débarque à l’improviste,
  • Vous êtes allumé ou allumeuse, alcoolique, drogué, prostitué(e), dépressif, éclopé, divorcé(e), veuf ou orphelin, célèbre ou anonyme,
  • Tout le monde autour de vous parle de la fin du monde mais vous, vous savez que rien ne meure et que tout se renouvelle,
  • Vous en avez assez qu’on vous bourre le crâne de fadaises,
  • Vous voulez vous libérer de l’angoisse, de la peur, des soucis et des insomnies,
  • Vous voulez retrouver votre fraîcheur, votre jeunesse d’esprit, votre vitalité,
  • Vous ne voulez plus subir la petitesse ambiante,
  • Vous recherchez l’ « âme sœur » et voulez vivre une relation illimitée,
  • Vous en avez assez de vivre dans le flou artistique, de vivre pour travailler, de vous battre pour survivre, et vous cherchez à donner un sens à votre vie,
  • Vous vous demandez à quoi ça sert tout ça, « métro-boulot-dodo », l’argent, les bagnoles, les gadgets, les rencontres sans lendemain,
  • Vous aimeriez bien « lâcher prise », comme on dit, mais vous ne savez pas par où commencer,
  • Vous aimeriez bien retrouver un peu de calme et de légèreté dans votre quotidien,
  • Vous en avez assez de vous sentir constamment frustré, aigri, insatisfait,
  • Vous aimeriez aider les autres, ceux qui sont proches de vous ou qui sont dans le besoin,
  • Vous avez oublié le sens du mot amour,
  • Vous aimeriez retrouver un peu d’espoir et de paix intérieure,

Pourquoi ne pas essayer la méditation Raja Yoga ?

  • Vous pensez que méditer, ce n’est pas pour vous, que c’est vraiment trop dur, que vous avez essayé, une fois, dans votre salon ou avec un « maître », que ça n’a rien donné,
  • Vous pensez que vous êtes un être foncièrement rationnel et que vous n’avez pas de temps à perdre à des trucs spirituels,
  • Vous ne voulez pas vous embarquer dans un groupe de gens que vous ne connaissez pas et encore moins dans une secte ou une de ces religions « New Age » qui pullulent,
  • D’ailleurs, vous ne voulez plus prendre aucun engagement vis-à-vis de rien ni de personne,
  • Et encore moins qu’on vous demande de l’argent pour méditer,
  • Vous aimeriez vous retrouver vous-même, savoir un peu mieux qui vous êtes, reconstruire un peu de respect de vous-même, mais en même temps, vous voulez qu’on vous laisse tranquille.

Venez voir comment ça se passe !

Vous verrez, ils sont cools, ils ne se prennent pas la tête et pour eux, spirituel est aussi synonyme d’humour !

Arnaud Leduc

Le pouvoir de discerner

Méditation du dimancheQuelle est la première qualité à développer quand on s’engage sur un chemin spirituel ? le pouvoir de discerner. comment peut-on affiner ce pouvoir ? comment puis-je me sentir toujours clair vis-à-vis de moi-même ?

L’une des méthodes est la méditation. Apprendre à s’écouter en développant l’intuition.
La méditation m’aide à aller plus profondément en moi.
La plupart des gens ne s’écoutent pas. Ils n’écoutent pas les autres non plus. Écouter vraiment !
Méditer ne veut pas dire faire quelque chose de difficile avec beaucoup de discipline et d’efforts sur soi. Ça ne veut pas dire arrêter ses pensées ou faire le vide.
D’ailleurs, méditer ne veut pas dire  »faire »…

Le mot-clé, c’est d’essayer de trouver ce qui est vraiment ILLIMITÉ en soi.
Vous savez, la petite flamme profondément enfouie que la vie a essayé de tuer mais qui est toujours vivante parce qu’elle ne peut pas mourir, malgré tous mes efforts pour la reléguer aux oubliettes !
C’est une réalité de la vie : on a envie de tout goûter. Le meilleur et le pire. Parce que ça fait partie de notre créativité, de notre création.
Aucune valeur ni aucun jugement en cela.
Jusqu’à ce que je prenne conscience de ma responsabilité en tant qu’être humain. Et même là, cette notion de responsabilité n’est plus synonyme de lourdeur. La responsabilité peut être faite de beaucoup de légèreté si je sais où est ma place.
Comment savoir où est ma place ?
Quand je deviens progressivement ignorant de tout désir. Quand ils me deviennent naturellement étrangers. Ils ont simplement perdu leur pouvoir d’attraction.
Quand je me sens empli, épanoui, vraiment moi-même.

Comme le disait Arnaud Desjardins :

« La libération n’est pas un état dans lequel les questions auront reçu une réponse, c’est un état dans lequel les questions ne se poseront plus. […] Lorsque vous aurez connu la libération, ce que vous aviez besoin de connaître en toute certitude, vous le connaîtrez, par conséquent vous serez en paix. Ce genre d’enseignement ne nous demande pas de croire, il nous demande d’écouter honnêtement, de réfléchir de notre mieux et ensuite de mettre en pratique.
Le vrai chemin débute quand vous êtes convaincu de votre propre noblesse. Alors, tous les aspects de votre vie prennent un sens nouveau. Si vous sentez du plus profond de vous-même : Je ne peux pas manquer à cette vocation, je ne peux pas trahir ma vraie nature d’homme, tout le reste vous sera donné par surcroît, soyez-en sûrs ».

Être végétarien, c’est bon pour la méditation

Avant, il fallait me battre pour me faire manger les légumes qui accompagnaient le steak. Sauf les frites, bien sûr ! Maintenant, ce serait plutôt l’inverse !
Un jour j’ai commencé à méditer, à méditer « raja yoga ». Et là, – comme le hasard fait bien les choses -, j’ai appris que pour favoriser une saine méditation, il était préférable d’éviter toutes les substances qui pouvaient perturber la méditation. A savoir, en gros : l’alcool et le tabac, ça, je m’en doutais un peu, mais aussi la viande, le poisson, l’ail, l’oignon et les œufs. Tout ça ?!
Premier réflexe : Qu’est-ce qui reste ?! Dommage pour le poisson, je m’étais un peu rabattu dessus. Une sole meunière, une truite aux amandes ou tout simplement une sardine à l’huile ! Mais bon, il est vrai que lorsqu’on voit les conditions dans lesquelles ils sont pêchés, tués et conditionnés, ça fait froid dans le dos. Ils ont le temps d’envoyer des tonnes de signaux de stress et de mort dans leur chair. Celle, justement, que nous mangeons !
La grande idée reçue, le grand cliché, a été de nous faire croire que notre métabolisme est comme celui des cochons, alors qu’en fait notre système digestif s’apparente plus à celui des frugivores. Or, tout ce que nous absorbons et la façon dont nous le mangeons, influe sur notre physique et notre mental. D’où l’intérêt de cuisiner et de se nourrir de façon sereine et équilibrée, en restant conscient que c’est l’âme qui nourrit le corps, et en donnant ainsi à la nourriture un pouvoir spirituel important. Il faut bien sûr veiller à respecter les besoins journaliers en protides, lipides et glucides. Un repas végétarien équilibré comprendra : crudités, céréales (complètes de préférence), légumineuses en plus petite quantité, légumes et éventuellement produits laitiers. Le tout cuisiné dans un bon niveau de conscience.
Cela va faire 30 ans que je me nourris comme ça. Je commence ma journée par une méditation tôt le matin, je fais 20 km de vélo par jour et je me porte très bien. Je fais des analyses de sang tous les ans, et, ô divine surprise : aucune carence et pas de cholestérol. Cool ! D’ailleurs, maintenant, j’ai un jardin. Mon jardin est mon assiette ! Ça me simplifie énormément la vie, ça me coûte moins cher et ça me permet d’éviter bon nombre d’intoxications alimentaires. Et en plus, j’aime ça et mes méditations sont bonnes… So, what else !?

Arnaud Leduc

Pensée du jour
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La pensée du jour

mardi 25 septembre 2018
Oubliez les lois si vous ne pouvez les donner avec amour.