Espoir ou parfait drama ?

L’espoir est un souffle. Un ‘espir’… Le souffle d’une vie, espérance de vie. L’espérance n’a jamais été aussi grande… et l’espoir aussi ténu. L’espoir est ce qui maintient en vie… même quand il est ardu de le trouver. Mais « Qui vit d’espoir meurt de désir ». Alors, faut-il éradiquer l’espoir ? Peut-on le remplacer par la notion, tout à fait obscure, de ‘parfait drama’ ?

Ceux qui ont vécu plusieurs vies en une seule savent de quoi il s’agit.

Prenons le cas d’Amy Purdy, cette merveilleuse jeune fille pleine de vie qui ne pense qu’au ski et au surf et qui soudain attrape une forme aiguë de méningite bactérienne qui affecte le système circulatoire. En l’espace de 24 heures, elle perd ses deux reins et, pour la sauver, on doit lui couper les deux jambes sous le genou. Persuadée que sa vie est finie, complètement déprimée en voyant les horribles fausses jambes qu’on lui propose, elle décide tout de même de travailler avec le prothésiste pour améliorer le « tout-venant ». Sept mois plus tard, elle se remet au snowboard et, un an après son amputation, elle termine troisième d’une compétition dans les montagnes qui bordent l’Est de la Californie ! Elle crée ensuite son association pour aider les sportifs handicapés, tout en se lançant dans des carrières de mannequin, d’actrice… et de danseuse !

Sa vie s’est arrêtée avec sa maladie et sa nouvelle vie a commencé !

Une vie beaucoup plus riche à tous les niveaux : personnel, social et spirituel.

Et avec quel courage !

A l’âge de 12 ans, John Wilson entre dans sa classe de chimie quelque part en Angleterre, sans savoir que sa vie va changer complètement. Le tube à essai que son professeur lui demande de chauffer est mal préparé et contient en fait une substance particulièrement volatile. Lorsque John l’approche du bec benzène, le tube explose, détruit une partie de la classe, blesse de nombreux élèves et rend John aveugle !

Pour pouvoir continuer ses études, John apprend le braille et étudie le droit à Oxford. En 1946, il découvre que de nombreuses populations africaines souffrent de malvoyance et décide de s’installer avec sa femme au fin fond du Ghana, dans une contrée appelée « la terre des aveugles » à cause d’une maladie, perpétuée par des piqûres d’insectes, qui rend une partie de la population aveugle.

En 1960, cette maladie est éradiquée de cette région grâce aux efforts de John Wilson.

En perdant la vue, John Wilson a eu une vision de ce que serait sa nouvelle vie…

Espoir et détermination. Espoir et courage. Espoir et résilience.

On pourrait citer bien d’autres exemples de personnes qui ont perdu tout espoir en traversant ce que les anglais appellent un « speed bump », une épreuve d’une incroyable difficulté qui a été aussi pour eux une renaissance.

Or, à travers toutes les philosophies, les croyances et les religions, une des notions les plus importantes a été oubliée : celle du « Parfait Drama », la somme de tous les karmas, la mécanique naturelle parfaitement réglée qui régit l’univers et qu’on a trop souvent attribuée à Dieu. Cette notion peut s’énoncer ainsi : « Tout ce qui m’arrive est la meilleure chose qui puisse m’arriver pour mon développement spirituel ».  En voici deux parfaites illustrations :

Savoir que quoi qu’il arrive, quelle que soit la situation, c’est la meilleure chose qui puisse m’arriver… même si, sur le moment, cela ressemble plus à une catastrophe !

Cette foi est un atout majeur dans la vie. C’est aussi la plus grande source d’espoir.

Virgile ne disait-il pas : « On ne doit mettre son espoir qu’en soi-même ».

Arnaud Leduc

BK Shivani, ambassadrice des Brahma Kumaris et égérie de la spiritualité au quotidien, donnera une conférence à Paris sur le thème « Où trouver l’espoir »

Le 26 juin à 19h à La Cigale. Entrée libre sur inscription

Shivani, un ovni dans la programmation de la Cigale !

 

 

BK Shivani- AWAKENING

Elle a un micro, mais ne chante pas. Elle parle d’une voix douce qui vous fait explorer les profondeurs de vous-même, vous interroger, vous remettre en question, vous apporter des solutions et vous faire voler dans une expérience de méditation.

Shivani propose des méthodes concrètes et accessibles, inspirées de la philosophie du Raja Yoga pour affronter les contraintes de la réalité quotidienne et opérer des changements simples mais déterminants. Ses conférences parlent de maîtrise de soi, gestion des émotions, relations parents-enfants, relations au sein du couple, techniques de méditation…

Véritable
phénomène médiatique en Inde et dans la communauté indienne de par le monde, Shivani est l’égérie de la spiritualité au
quotidien avec 110 millions de vues sur Youtube et 2,5 millions de fans
Facebook. Suivez-la sur la page FB en français.

Shivani
sera à Paris le 26 juin à 19H à La Cigale pour une conférence sur le thème
« Où trouver l’espoir ? » organisée par Brahma Kumaris France.

L’entrée est libre

Tous les organisateurs de l’évènement remercies tous ceux qui se sont déplacés par cette journée caniculaire, qui ont apprécié et partagé ce moment. 

Relation entre l’état du monde et les êtres humains

Relation entre l’état du monde et les êtres humains

Avec les études récemment menées sur le changement climatique, tout nous montre que l’être humain est au centre de la crise environnementale actuelle et que nous sommes les témoins de changement irréversibles et destructeurs. Les mécanismes qui régules les écosystèmes de notre biosphère et assurent le renouvellement du vivant sont en train de se rompre.. la démesure dde l’activité humaine sociale, économique et humaine… Nous affectons notre environnement, nous l’impactons et le colorons… Tous les peuples de la terre, les multitudes d’individus qui les constituent, chacun a un effet sur l’univers.

Comment avons-nous pu créer avec notre maison, la terre une relation si insensée que nous la dégradions sans rien vraiment tenter de suffisant pour rééquilibrer l’environnement ? Même si L’IPCC dans ses études sur le changement climatique montre l’effet de nos sociétés humaines sur l’environnement pour ce qui est de la biodiversité et du changement climatique, on se rend compte que les décisions des gouvernements ne sont cependant pas assez rapides ni robustes pour parer à l’état actuel des choses.

Pour cela ne faudrait-il pas tout d’abord recréer une relation saine avec le monde qui nous entoure, la terre, les ressources naturelles? Comment tirer la sonnette d’alarme pour que nous nous éveillions et changions notre style de vie, notre relation et notre conscience ?

La situation actuelle n’est pas juste la responsabilité des industriels et des politiciens, c’est la responsabilité historique et présente de chacun de ceux qui ont contribué à cette situation. C’est notre « création », c’est le résultat de la relation et la conscience que nous avons tous et c’est aussi pour cela que c’est notre responsabilité globale et individuelle. Mais c’est aussi quelque chose auquel l’humanité devra faire face dans son ensemble.

La relation que nous entretenons avec le monde vient du plus profond de nous. Ces relations dépendent de notre passé et notre histoire, notre conditionnement, nos cultures s et religions, notre compréhension, notre état d’esprit, nos intentions et toutes les qualités du cœur que nous avons. Mais aussi de la relation que nous avons avec nous-même.

Comprendre que le matérialisme, l’égoïsme et l’avidité sont à l’origine de notre situation écologique est aisé…
Mais lorsque l’on cherche des solutions, on se rend compte de l’impuissance des gouvernements mais aussi de l’individu face à la crise collective. Peut-on interdire l’avidité, l’irresponsabilité et l’égoïsme ? Sous peine de… ?
Cela fait sourire, n’est-ce-pas !?

En terme d’actions, on peut voir que les pays même si beaucoup ont signé le traité de Paris, ils ne sont pas très pressés d’agir ni même de faire ce qu’ils ont décidé et accepter de faire ce qu’ils ont pourtant déclarés qu’ils allaient faire. Pourquoi ?
Un gouvernement est aussi composé d’individus qui sont affectés et influencés par leur propre formatage, leurs peurs et leur vision ou leur manque de vision du futur. En travaillant dans le cadre des COPs nous avons découvert combien les négociateurs et les scientifiques du climat sont affectés par leur propre angoisse vis-à-vis du futur.

Mais aussi les négociateurs représentent des gouvernements qui sont affectés ou même menacés par les pouvoirs économiques en place qui peuvent leur apporter leur soutien ou décider de l’apporter à d’autres…

Et pour beaucoup d’individus se demander comment ils pourraient contribuer à une transition vers un futur plus durable et amical vis-à-vis de notre planète, il s’agit non pas de leur dire ce qu’ils doivent ou pourraient faire mais aussi de les aider à réfléchir et chercher ce qu’ils pourraient faire pratiquement dans leurs vies pour réduire leurs consommation et s’adapter aux besoins de notre écologie.

Il s’agit donc plutôt de – permettre la prise de conscience – motiver et inspirer à prendre de bonnes décisions pour les êtres humains et la nature.

Changer de relation avec la matière… Ce n’est pas parce que l’on sait qu’il faut changer ou créer de nouvelles habitudes que l’on sait comment. Dans le passé on peut dire que le bio-centrisme et l’ethnocentrisme ont été les deux faces d’un même problème, or il convient de trouver un équilibre qui serait la conséquence d’un repositionnement de l’être par rapport à lui-même, à son environnement, intérieur, familiale, social et écologique.

Même si un individu sait que la relation avec sa mère ou son enfant doit changer, ce n’est pas pour autant que je sais comment créer et maintenir ces nouvelles relations plus tolérantes ou respectueuses. Il n’y a pas de baguette magique pour que les relations humaines et deviennent bonnes.
Il en va de même avec la nature, créer de bonnes relations demande des efforts et un travail réel sur soi-même. Même la prise de conscience seule ne suffit pas.

Si on prend l’exemple de la relation des indiens d’Amérique latine avec la Pacha Mama, il ne s’agit pas d’une mère avec laquelle ils seraient en guerre mais d’une relation ou les individus ont la compréhension que la terre mère est une entité généreuse et emplie d’amour qui pourvoit corps, vie, air, nourriture et eau à tous ses enfants.

Ce genre de reconnaissance et de gratitude que l’on peut ressentir est nécessaire pour arriver à recréer une relation saine.
Selon les différentes traditions, on peut parler de bio-mimétisme ou de durabilité, de servir les éléments en voyant la nature comme un compagnon qui nous accompagne nous donne et à qui nous donnons nous aussi.

Cela réclame donc un changement de paradigme – être capable de redéfinir notre position dans le monde, notre rôle, note façon de penser l’économie.

L’être humain doit être capable de se recentrer en se demandant « qui suis-je » en se donnant l’espace de se relier à son potentiel et depuis cette richesse intérieure à ce qui l’entoure.
Il est alors capable de communion et d’ascétisme si il juge que c’est nécessaire…

et si on aime, on est capable de tout abandonner, tout offrir – si nécessaire.

 

Valériane Bernard

Beauté de la simplicité

 De la joie de vivre une vie simple…

J’aime ce qui est simple. La simplicité évoque toujours pour moi le dénuement des monastères Zen, la beauté de leurs jardins paisibles et de leur art créatif.

La simplicité est un espace intérieur qui me permet de mener à bien tout ce que j’ai vraiment envie de faire.

La simplicité me libère.

Il y a beaucoup de beauté dans la simplicité au quotidien. Ce qui est simple est sain et facile. Lorsque je mange une nourriture simple, sans excès, le corps trouve les ressources naturelles pour prendre soin de lui-même.

En termes spirituels, cet espace de simplicité existe également, en une dimension subtile accessible à tous, où règne la joie de pouvoir exprimer son incroyable richesse intérieure, tout en sachant qu’elle ne peut jamais s’altérer.

C’est dans ce contexte que s’exprime le mieux ma relation avec Dieu, car Il est Lui-même étonnamment simple et subtil. Vivre en Sa présence donne un sens à ma vie, si bien que le contentement que j’en retire n’a pas besoin de toutes ces richesses extérieures. C’est une conséquence du choix que j’ai fait d’adopter la simplicité et cela crée automatiquement une attitude harmonieuse dans ma vie.

Enseignant la méditation depuis plus de 30 ans à des personnes de tous horizons, je suis frappée de l’attitude que des gens souvent très fortunés entretiennent avec la peur de manquer. Et cette idée reçue est profondément ancrée dans leur esprit que simplicité équivaut à pauvreté.

Le « problème » avec la simplicité, c’est qu’elle semble trop simple, dénuée de tout intérêt et pas du tout « glamour ».

À mon avis, une des pires choses dans la vie en général et tout particulièrement quand on est engagé sur un chemin spirituel, est la recherche obstinée des complications. Cette habitude de tout rendre compliqué et, en même temps, d’avoir peur des complications !

Qu’il s’agisse de résoudre des problèmes passés ou de franchir des obstacles présents, le nombre de paramètres à prendre en considération pour affronter ces situations complexes sont tels que personne – à commencer par soi-même – n’est jamais vraiment satisfait des solutions proposées. Plus on essaie de contenter tout le monde autour de soi, plus on essaie de prévoir tout ce qui pourrait tourner mal, plus on a l’impression de toujours oublier un point important, de toujours pouvoir mieux faire, peur de décevoir, de rentrer dans un cycle infernal de « perfectionnisme » qui mène tout droit à la perte de respect de soi et à une forme subtile de burn-out spirituel.

Alors que bien souvent, la solution à toutes ces questions délicates se trouve dans la simplicité.

Mais pas une forme de simplicité « simpliste ». Une simplicité pleine de sens, une simplicité créative, une autre façon de voir les situations, à la Einstein ou à la Steve Jobs. Un angle différent qui respecte également l’équité et la nature.

Vivre dans la simplicité à partir d’une position de plénitude permet de se sentir en harmonie avec la nature, à la fois reconnaissant et admiratif des bienfaits qu’elle nous dispense chaque jour. La simplicité de la nature est ce qui fait sa beauté ainsi que sa richesse. Elle nous inspire une telle gratitude que notre relation avec la terre et les êtres qui l’habitent change automatiquement.

Vivre en harmonie avec la nature me permet de vivre mieux avec moi-même, en respectant une plus grande éthique de vie.

Les désirs d’ambition, de comparaisons et de compétition ont sûrement leur justification dans certaines sphères professionnelles mais elles ne sont pas vraiment compatibles avec la joie et l’harmonie intérieure. S’employer constamment à satisfaire ses propres besoins et ceux des autres favorise un état de stress permanent qui, paradoxalement, ne permet pas d’atteindre la plénitude intérieure que l’on recherche désespérément ; bien au contraire, cela ne fait que nous en éloigner.

À chacun de trouver son propre état d’harmonie et de contentement personnel et la simplicité est souvent la clé de ce travail intérieur.

Valériane Bernard

Transformation intérieure : l’inconscient est libre, imprévisible et créatif

Transformation intérieure : L’importance de toujours garder à l’esprit que l’inconscient est libre, imprévisible et créatif.

 

En 1986, année Internationale de la Paix de l’ONU, j’ai une la chance de co-animer un programme qui s’est déroulé dans 90 pays, ayant pour thème : « Changez-vous et le monde changera », (l’effet papillon), ce qui reprend la fameuse phrase de Gandhi : « Soyez le changement que vous aimeriez voir dans le monde ».

Lorsqu’on s’engage sur un chemin spirituel, quel qu’il soit, l’une des motivations (ou des conséquences) est une certaine transformation dans sa vie. Et généralement, on utilise pour cela les bonnes vieilles recettes qui ne marchent pas : promesses, résolutions, discipline, etc.

Le premier niveau de transformation consiste à changer ses réflexes/habitudes :

– Par exemple à remplacer l’impatience par le yoga, la pleine conscience ou le mansa seva, tout en faisant la queue !

– Ou bien, remplacer l’attachement par l’amour, non pas en fermant la porte de son cœur mais en donnant beaucoup d’amour tout en faisant à l’autre le cadeau de sa liberté (sans dépendance).

– Ou bien encore, en remplaçant l’ivresse toute temporaire du bonheur à travers une frénésie de biens, de possessions, de « shopping », par l’ivresse d’une expérience spirituelle profonde.

– De remplacer l’irritation ou la colère par une vraie écoute de l’autre, se mettre à sa place, empathie.

– De remplacer la paresse par une motivation spirituelle, etc.

– Ainsi par exemple, je médite tous les matins à 4h, non pas parce qu’on m’a dit de le faire mais parce que j’en ai vu les bénéfices au niveau de ma conscience et dans ma vie de tous les jours.

– J’ai progressivement adopté un régime végétarien, non pas tant du fait de l’empreinte carbone ou à cause de la maltraitance des animaux, même si ces phénomènes sont bien réels, mais parce que j’ai constaté que la viande, au même titre que le tabac ou l’alcool ne favorisent pas de bonnes expérience de méditation.

Donc, la motivation est importante. L’équilibre aussi.

 

Le 2e niveau concerne la transformation des désirs : l’exemple du monsieur qui revient de vacances où il a fait du sport, il s’est nourri sainement et a médité tous les matins au lever du soleil et tous les soirs à son coucher et sa résolution de rentrée est de rester sain de corps et d’esprit.

Seulement, sur le chemin de chez lui à son travail, il constate qu’en son absence, se sont ouverts : une rôtisserie (le fumet du poulet rôti !), une pâtisserie (les éclairs au chocolat !), un magasin Nicolas et Mr Davidoff a ouvert un magasin de cigares !

Or, il passe devant ces vitrines tous les jours et regarde leur éclair au chocolat avec convoitise…  un jour, puis deux, puis trois (tout le monde est différent). Mais il s’interdit sucre, gras, viande, alcool, tabac…. Plus il se l’interdit, plus il en devient obsédé ! Il continue à se l’interdire, et ne pense plus qu’à ça ! Il remonte le ressort, le remonte… jusqu’au jour où ça casse ! Il décide un jour de rentrer dans la pâtisserie, de s’acheter l’éclair au chocolat puis le poulet rôti et de les savourer, puis d’arroser tout cela avec une bonne bouteille et un bon cigare. Il culpabilise à mort, s’en veut de ce laisser aller (différent du lâcher prise), de ce manque de respect de soi qui lui fait perdre tout estime de lui-même ! Il répète cette action plusieurs jours et même plusieurs fois par jour… et petit-à-petit, il s’en désintéresse, naturellement.

Il en devient plus détaché, la culpabilité laisse la place à la résilience et il repense à la vision élevée de lui-même, qui lui paraît lointaine, mais qui est toujours là, sous-jacente. Il décide de dépasser la culpabilité et réveille ses forces de résilience pour transformer/transcender l’expression matérielle du désir par sa forme subtile et spirituelle (et originelle).

Il passe sans le savoir d’une conscience du corps (ordinaire) à la conscience d’âme (spirituelle). Il est guidé par la vision élevée qu’il a conservée de lui-même, profondément enfouie et qu’on ne perd jamais, quels que soient les obstacles, parce qu’elle est notre vérité.

Mais ce n’est pas facile de retrouver et de discerner clairement notre forme élevée (cf. plus loin l’ami spirituel).

 

Le 3e niveau est celui des pensées et des émotions, par exemple : « Je ne dois pas avoir de pensées impures, je dois contrôler mes émotions, je ne dois pas avoir d’ego », etc. C’est aussi tout l’aspect de reconsidérer nos schémas de pensée et de fonctionnement, notamment sur les questions importantes : « Qui suis-je ? », « Qui est Dieu ? », « Quelle conception du temps ? »…

Dans ce processus, il faut d’abord bien comprendre l’effet dévastateur de la culpabilité sur la conscience et ses deux contrepoints que sont la résilience et ce qu’on pourrait appeler « l’intelligence spirituelle » dans la mesure où elle s’accompagne de motivations pures.

Quel est le fonctionnement en jeu dans cette histoire ?

Ceux qui ont lu le petit livre « Je Médite », connaissent l’image de la marmite. Jung nous dit qu’il y a une corrélation directe entre le couvercle et le feu : plus je fais pression sur le couvercle, plus j’attise le feu. Or, nous sommes l’ensemble et on oublie trop souvent l’élément eau qui, s’il est porté à une certaine température, bout et se révolte. Surtout si subsiste au fond de la marmite les restes d’un repas, d’une potée, d’un ragoût fait la semaine dernière, l’année dernière ou il y a un siècle. Un vieux grain de maïs  qui se transforme en pop-corn et fait sauter la marmite.

Si je ne me vois que comme les éléments séparés : le corps de la marmite d’un côté, l’eau, le couvercle, le feu de l’autre, je vais me perdre dans mes contradictions. Si je me pose des interdits, si je ne fonctionne que par promesses/résolutions/discipline, je ne fais que créer un conflit intérieur. Je ne peux pas nier mes désirs tout comme je ne peux pas contrôler toutes mes émotions. Tout va nettement mieux lorsque je commence à comprendre le fonctionnement de ces différents éléments qui constituent ma personnalité. Je vois comment je peux les faire fonctionner ensemble, comment je peux les intégrer, au lieu de les opposer.

L’inconscient se rebelle face aux interdits. Nous sommes bien sûr tous différents, mais, en règle générale, l’inconscient est libre (et entend le rester !), imprévisible et créatif. Et un peu espiègle et aussi un rien manipulateur à ses heures perdues !

J’ai fumé durant 20 ans. J’ai essayé de fumer moins, j’y parvenais, un temps, puis venait une soirée, une rencontre entre amis, une situation de stress et je « rechutais » ! Avec un sentiment d’échec. Donc, une vision de moi-même diminuée. Bien sûr, ces efforts de résolutions et d’échecs n’étaient pas complètement perdus. Ils laissaient une trace dans mon inconscient. Mais tout cela me laissait le goût âcre d’efforts laborieux et peu productifs. Et puis, un jour, lors d’une méditation intense, je me suis arrêté, sans résolution, sans effort, sans savoir non plus consciemment comment, avec un sentiment de vouloir me faire du bien, physiquement et moralement, l’envie de devenir sain, de purifier mes poumons et ma tête, l’envie de me libérer de cette habitude qui commençait à sérieusement me peser. Une vision de moi-même différente, saine, libre. Une vision paisible sans besoin de façade.

Je n’ai jamais repris ni eu envie de reprendre ! Et ça s’est fait simplement, naturellement, sans aucun effort. Lors de cette longue méditation (mon premier rakhi), il y eut un déclic en moi, une symbiose, les éléments du puzzle se sont placés naturellement en harmonie.

J’avais transformé la vision de moi-même.

Mais ça n’est pas toujours évident de trouver seul le ressort d’une autre vision de soi-même.

En cela j’ai un ami spirituel qui m’aide à me voir différemment.

Parce qu’il a une vision de moi qui n’est pas limitée dans l’espace-temps, comme la mienne.

Sa vision de moi est plus globale dans le temps : il voit mon présent sans jugement car il connaît mon passé (il sait d’où je viens) et mon futur (il sait où je vais). Quoi que je fasse ou dise, il garde toujours la vision de ma « forme parfaite », la seule qui l’intéresse, ce moi idéal auquel j’aspire confusément sans pouvoir vraiment en définir les contours.

Il voit mes défauts et mes qualités. Il sait que les premiers ne sont qu’une expression déformée des secondes. Blanc et noir et toutes les nuances de gris entre les deux. Et en fait, une seule et même couleur !

C’est sa vision des êtres. Il est le seul à avoir une vision aussi large. Pourquoi ? Parce qu’il est le seul à ne pas s’être égaré dans le jeu des rôles et des identifications. Il n’est pas non plus le créateur de la pièce de théâtre, ni de la scène, ni des décors ni de l’éclairage, mais, en tant que metteur en scène, il connaît le rôle de chacun, du début à la fin de la pièce.

En réalité, il me rappelle une chose essentielle : je ne suis pas ce corps. Je suis, comme lui d’ailleurs et comme nous tous, une entité spirituelle. Et, quoi que je fasse ou dise, lorsque je quitterai d’une façon ou d’une autre cette enveloppe physique, je redeviendrai ou plutôt je resterai une entité spirituelle. C’est ça qui compte. C’est ça l’essence et l’aboutissement de ma transformation spirituelle. Le reste n’a pas vraiment d’importance. Tous les poulets rôtis et les éclairs au chocolat de la terre ont été des moments agréables qui m’ont appris le caractère éphémère des choses de la vie, qui m’ont appris à les dépasser sans en faire des obstacles, qui m’ont appris le détachement, qui m’ont appris à remettre les choses dans une perspective différente et qui m’ont appris la simplicité du changement.

La seule chose que j’ai à faire, c’est de veiller que ma conscience soit toujours bien placée, toujours avec mon ami spirituel, de façon à adopter SA vision de moi-même : me voir comme il me voit, avec la même vision d’ensemble. Dès lors, à quoi bon me flageller de tel ou tel défaut ?! A quoi bon culpabiliser ? Tel penchant vers l’attachement est une expression déformée de l’amour, tel attirance vers les biens matériels est une quête de bonheur… certes très matérialisée ! De quel poids je me soulage en fonctionnant ainsi !

Tout cela revient à un jeu subtil et spirituel entre culpabilité, résilience (force de l’âme, sa capacité à rebondir), intelligence de soi et liberté.

Nous avons donc 3 « outils » :

1/ La vision que j’ai de moi-même que je réveille avec l’aide de :

2/ La vision que mon ami spirituel a de moi, notamment sa perspective dans le temps…

3/ Et donc ma vision du temps (qui a décrété que le temps devait être linéaire ?).

Ces trois outils nous permettent de « sortir du cadre », de nous élever, de retrouver notre vérité qui est la seule façon d’obtenir la pleine coopération de l’inconscient, et de fonctionner différemment que les modèles habituels qui créent des conflits intérieurs.

 

Arnaud Leduc

Une rentrée… en douceur

Et si on essayait le slow life ?

Le phénomène à la mode du “Slow Life” présente plusieurs paradoxes intéressants.

C’est en fait une résurgence d’une vision de la vie qui avait été très bien illustrée dans les années cinquante par la chanteuse de Jazz Blossom Dearie et qui pour beaucoup d’étrangers, comme Woody Allen, représente encore une certaine idée de la France, réminiscence de la Belle-Epoque.

Slow Life marque une révolution culturelle qui va à contre-courant du bien-pensant « plus ça va vite, mieux c’est ! ». Ce n’est pas non plus du « Snail Life » : il ne s’agit pas de ne rien faire ! Ce n’est pas une apologie de la paresse mais plutôt une façon de faire les choses à son rythme… en savourant chaque seconde pour ce qu’elle est.

Une autre façon de dire « Carpe Diem », en somme ! Faire les choses aussi bien que possible au lieu de les faire le plus vite possible. Privilégier la qualité sur la quantité, aussi bien dans la nourriture (par opposition au « Fast food »), que dans l’éducation, la mode, le cinéma… et surtout dans l’art de vivre !

Pour une approche de la vie plus équilibrée. Ce mot équilibre est d’importance !

Il existe désormais des coaches en Slow Life, descendants en ligne directe des conseillers en gestion du stress, mais qui ont en plus hérité des courants « écolos, durables, éthiques, mindfulness », et qui enseignent le lavage de dents made in Slow Life, la médecine ou le marketing empathique, les réseaux sociaux non-addictifs et même le capitalisme « Vie Douce » !

Ainsi, les parents Slow Life font moins de plans pour leurs enfants, ils les laissent explorer le monde et résoudre leurs propres problèmes. En photographie, c’est un retour aux techniques manuelles, en réponse à l’affluence de « snapshots ». On assiste à la naissance d’une nouvelle religion Slow Life et d’une « Slow science » qui accorde aux scientifiques le temps de réfléchir avant de publier leurs œuvres ! Un luxe !

Le « Slow voyage » consiste à prendre son temps à chaque étape au lieu de se ruer vers sa destination ! Et les 6000 membres de « l’Institut International De Ne Pas Faire Grand-Chose » ont développé la notion de « Pauvreté Temporelle » afin d’encourager leurs adhérents à savourer ce trésor qu’est le temps !

On l’aura compris, l’ennemi à combattre est le stress si caractéristique de nos sociétés modernes.

Et pourtant, des études récentes montrent que ce n’est pas tant le stress qui tue mais bien plutôt l’idée qu’on s’en fait ! Deux groupes d’étudiants de Harvard furent exposés aux mêmes situations particulièrement stressantes.

Le groupe n°1 était persuadé, comme beaucoup d’entre nous, que le stress était très mauvais pour leur santé, alors qu’on avait expliqué au groupe n°2 pourquoi le stress était bon pour eux. Or, on a observé que, si en situation d’extrême stress le cœur des groupes s’emballait, dans le groupe n°1 les vaisseaux se contractaient alors que dans le groupe n°2, ils se dilataient comme dans des moments de joie et de courage !

Ce qui veut dire qu’à partir du moment où on a compris que les effets physiques dûs au stress sont là pour nous aider à faire face à la situation, cette simple façon de penser transforme notre expérience de stress. Lorsqu’on considère le stress comme une aide, on crée une biologie d’empathie et de courage. Le stress nous donne accès à notre cœur et à une nouvelle énergie pour se rapprocher des autres. En outre, l’ocytocine qui accroît notre empathie est une hormone produite par la glande pituitaire qui nous protège du stress et renforce le cœur.

La même étude montre que les personnes qui consacrent leur temps à s’occuper des autres souffrent moins du stress.

Slow life consiste à vivre chaque seconde non seulement dans l’espace-temps (ce qui est déjà pas mal) mais y ajouter, en plus, une 3e dimension spirituelle et agir avec une conscience centrée (au lieu d’être dispersée comme c’est trop souvent le cas).

C’est dans ce sens que l’on devient petit à petit observateur détaché, non pas indifférent au reste du monde mais non affecté par les situations contrariantes ou les obstacles qui se présentent au quotidien.

Slow life signifie aussi ne pas vouloir tout contrôler, des fréquentations de ses enfants, aux incohérences de la politique, en passant par ses propres émotions.

Quelque part d’ailleurs, la meilleure façon de contrôler sa vie est d’abandonner l’idée de vouloir tout contrôler ! Comprendre que nous sommes des acteurs dans la vaste pièce de théâtre, des instruments les uns des autres pour nous aider à nous révéler à nous-mêmes. Plus je tente de contrôler mes émotions, plus elles auront besoin de s’exprimer et, au lieu de les étouffer, je dois apprendre à les accepter telles qu’elles sont, et à les canaliser, les élever. Cela nécessite que je conserve de moi-même une vision élevée.

Selon la façon dont je l’aborde, le cercle est vicieux ou vertueux :

Contrôle ==> Rébellion de l’inconscient ==> Culpabilité ==> Perte de respect de soi ==> Plus de résolutions et donc de tentatives de contrôle.

Ou au contraire :

Acceptation ==> Transformation ==> Contentement ==> Renforcement de la vision élevée (et humble) de soi ==> Plus d’acceptation et d’élévation.

Comment cela est-il possible ?

En acquérant une compréhension du temps et du sens de la vie différente. Non seulement plus douce, mais aussi plus globale.

Je peux accepter d’autant plus facilement mes défauts que j’ai compris qu’après tant de temps à  confronter mes qualités à la dure réalité du monde physique, il est normal qu’elles se soient déformées et qu’elles s’expriment désormais sous forme de défauts, ou ce que je juge tel.

Le mode de jugement en noir et blanc est très contraignant. Il enferme l’âme dans une inquisition spirituelle qu’elle s’impose à elle-même. D’où l’importance du pardon et de l’avantage de ne pas être tranchant dans les jugements que je porte sur les autres mais aussi sur moi-même !

Pour cela, nous avons une aide fabuleuse : un ami spirituel qui nous connaît sous tous les angles, qui ne nous juge pas et qui nous accepte avec tous nos défauts et qualités. Un ami qui ne punit pas, que nous n’avons aucune raison de craindre et en qui on peut avoir toute confiance car, par définition, il ne sait que donner et n’attend rien pour lui-même en retour. D’ailleurs, pour lui, il n’existe ni défaut ni qualité ! Il n’existe que des moments différents de la vie, des contextes différents, avec des compréhensions spirituelles ou des croyances religieuses différentes.

Le dernier paradoxe de la Slow Life pourrait être… la Slow Death, une mort douce qui ne soit dictée ni par l’attachement qui fait que l’âme se bat, ni par le sentiment d’abandon, qui fait qu’elle s’en va en se sentant seule.

La mort est comme le stress ou le bonheur, tout dépend de l’idée qu’on s’en fait. Quel réconfort de savoir que notre ami spirituel nous accompagne, là aussi, de sorte que cette « transition » se passe de la façon la plus « douce » possible !

Arnaud Leduc

CE QU’EST UNE VIE…

C’est drôle une vie quand on y pense. Surtout si on la prend comme telle, hors contexte, rien avant, rien après.

Que de passions, de joies, de bonheurs, de chagrins, de peines, d’attachements et de détachements plus ou moins forcés, que d’espoirs et de désespoir, d’amour et de désamours, de maladies, d’accidents, de rencontres, de déceptions, de réalisations, de changements et de transformation, de solitude, d’ennui, d’égoïsme, de générosité, d’inventivité, de peurs, d’angoisse, de légèreté de l’être, de foi, d’incrédulité ou de cynisme, que de rejets aussi qui laissent des traces si profondes qu’une vie souvent ne suffit pas à les effacer…

Beaucoup de temps passé à le perdre, à dormir, boire et manger, à agir, à s’agiter pour accumuler des biens et des honneurs, à se battre pour sa survie, son confort, celui de sa famille et de ses proches, à prier, à croire qu’on aime et qu’on est aimé, à envier, à admirer et à jalouser, à posséder, à gagner et à perdre, à culpabiliser, à donner ou à penser qu’on donne, à galérer, à étouffer, à déprimer, à rattraper le temps perdu, à convoiter, à partager, à se séparer, à observer, à méditer, à se demander si la vie dicte sa loi ou si on est né comme ça, si un Dieu existe et ce qu’il peut bien faire tout seul là-haut…

Toutes ces ambitions après lesquelles on court, toutes ces occasions manquées, tout ce qu’on a fait ou qu’on a omis de faire, pour que tout cela au bout du compte tombe dans l’oubli…

Comme disent les anglais : « Life is tough… and then you die! » (La vie est dure… et puis tu meurs !).

Jusqu’au dernier moment, on reste persuadé que la vie est un acquis permanent, une donnée immuable… On fait comme si ! On se bat pour des richesses, des positions, une sécurité morale et matérielle, comme si c’était pour toujours, alors que la mort est là, certaine, au détour d’un accident, d’une maladie soudaine. Et au lieu de s’y préparer, à tout instant, on fait comme si elle n’existait pas.

Nous vivons avec ce paradoxe permanent que la fin, en fait, n’est pas le but.

La mort n’est ni l’objectif ni même la conclusion de la vie, même si elle peut en être un des facteurs d’importantes réalisations. L’objectif c’est la transformation de l’âme, mon propre changement né de ma compréhension de certains éléments intérieurs que je n’arrive pas à voir ou à accepter, afin de repartir en emportant dans mes bagages de meilleures dispositions spirituelles.
Mieux : Pas de bagage du tout !

Vie de renonciation et de sacrifice ou bien vie de sublimation, en suivant ses aspirations spirituelles ? Vie d’effort et de discipline ou bien vie de plaisir spirituel, à la façon d’Épicure, en distinguant plaisirs égoïstes et altruistes, matériels, éphémères et spirituels ?

To each his own…

Ça fait bizarre de se retrouver à près de soixante dix ans avec l’impression qu’on en a toujours trente cinq et de s’apercevoir qu’il n’y a plus rien à attendre, qu’il n’y a plus rien ou presque devant nous et qu’on se surprend de plus en plus souvent à revivre les bons, les tendres ou les pitoyables moments du passé !…

Un lieu, un parfum, des retrouvailles, une vieille photo ou une madeleine fameuse, à se remémorer des épisodes heureux et d’autres pénibles, à se demander si l’existence précède l’essence ou si c’est l’inverse alors que les deux sont vrais et compatibles ensemble, vus sous un angle spirituel.

L’âme naît avec certaines empreintes intérieures, toutes différentes, que la vie lui permet de révéler, parfois contre son gré. Ce faisant, elle acquiert une certaine expérience qui transforme ces mêmes empreintes. Cette transformation, à son tour, modifie sa réponse aux stimuli extérieurs et ainsi de suite, non pas selon un schéma linéaire mais cyclique et illimitée.

Dans ce rapport entre l’être et le “faire”, les empreintes de l’âme conditionnent ses choix et ce qu’elle fait ainsi modifie (renforce ou allège) ses empreintes intérieures.

Archibald Alec Leach ne parvenait pas à comprendre pourquoi l’attitude dure et méfiante qu’il entretenait vis-à-vis des femmes qu’il aimait aboutissait inéluctablement à des ruptures.
Il lui fallut entreprendre un long et courageux voyage intérieur pour réaliser enfin la blessure profonde qu’avait laissée en lui l’abandon de sa mère à l’âge de neuf ans. C’est d’autant plus sordide et douloureux que ce n’est que beaucoup plus tard, alors qu’il était devenu Cary Grant, qu’il apprit que son père (qui l’avait également abandonné après s’être remarié) avait placé sa mère dans un établissement psychiatrique en lui faisant croire qu’elle était partie en vacances en l’abandonnant.

Parfois je me demande si la vie n’est pas seulement un long fleuve troublé par le seul besoin d’être aimé.

Une vie est parfois un passage difficile pour subir un traumatisme et apprendre à le dépasser après avoir pardonné, confronté, transformé, évacué.

Gillian Lyne avait huit ans mais son avenir était déjà largement compromis ! Elle était tellement instable et agitée que sa mère l’a emmenée chez un psychiatre qui a eu l’idée de génie de la laisser seule dans son bureau avec de la musique. Aussitôt, elle s’est levée et s’est mise à danser. Le psy a dit à la mère de Gillian : « Vous savez Madame, votre fille n’est pas malade. C’est une danseuse-née. Inscrivez-la dans une école de danse ! ».

Pour Gillian, se fut une libération ! Après plusieurs années à étudier la danse, elle fut acceptée à l’école du Ballet Royal de Londres. Elle est devenue danseuse étoile et s’est produite dans le monde entier.

Après sa rencontre avec Andrew Webber, elle créa certains des ballets les plus connus au monde comme Cats et Le Fantôme de l’Opéra.

La petite fille à l’avenir compromis est devenue une des chorégraphes les plus célèbres et les plus récompensées à travers le monde.
Il fallait juste qu’elle devienne qui elle était vraiment !

A l’âge de 19 ans, Amy Purdy a attrapé une forme aiguë de méningite bactérienne qui affecte le système circulatoire. En l’espace de 24 heures, elle a perdu ses deux reins et, pour la sauver, on a dû lui couper les deux jambes sous le genou. Pour elle qui n’aimait que le surf, le snowboard et la joie de vivre, ce fut un choc affreux. Persuadée que sa vie était finie et complètement déprimée en voyant les horribles fausses jambes qu’on lui proposait, elle a tout de même décidé de travailler avec le prothésiste pour améliorer le « tout-venant ». Sept mois plus tard, elle se remis au snowboard et un an après son amputation, elle termina troisième d’une compétition dans les montagnes qui bordent l’Est de la Californie. Elle a créé son association pour aider les sportifs handicapés tout en se lançant dans plusieurs carrières de mannequin, d’actrice et de danseuse.

Sa vie s’est arrêtée avec sa maladie et c’est aussi là qu’elle a commencé ! Une vie beaucoup plus riche aux niveaux personnel, social et spirituel.

Mais quel courage !

Dans son livre « Vivre au-delà des limites » et dans sa TED Talk (2011), elle décrit comment les obstacles peuvent soit nous bloquer, soit nous forcer à être créatif.

A l’âge de 12 ans, John Wilson entre dans sa classe de chimie quelque part en Angleterre, sans savoir que sa vie allait changer complètement. Le tube à essai que son professeur lui a demandé de chauffer avait été mal préparé et contenait en fait une substance particulièrement volatile. Lorsque John l’approcha du bec benzène, le tube explosa, détruisant une partie de la classe, blessant de nombreux élèves et rendant John aveugle. Pour pouvoir continuer ses études, il apprit le braille et étudia le droit à Oxford. En 1946, il découvrit que de nombreuses populations africaines souffraient de malvoyance et décida de s’installer avec sa femme au fin fond du Ghana, dans une contrée appelée « la terre des aveugles » à cause d’une maladie perpétuée par des piqûres d’insectes qui rendait une partie de la population aveugle. En 1960, cette maladie était éradiquée de cette région grâce aux efforts de John Wilson.

John Wilson perdit la vue et eu une vision de ce que devait être sa vie.

Le moment le plus important est le film de toute une vie qui défile en une seconde durant un accident ou sur son lit de mort et où la question se pose inéluctablement : « Qu’est-ce que j’ai fait de ma vie ? Ai-je fait du bien autour de moi ? Ai-je donné un peu de bonheur ? Ai-je fait du mal à certains ? Ai-je vécu de façon totalement égoïste ? Qu’est-ce que je laisse derrière moi ? Ai-je appris certaines leçons de la vie ? Ai-je eu une vie heureuse ? Et si je devais la recommencer…. ».

Bref, comme le disait Paul Mercey, alias Henri : « L’on naît, l’on vit… l’on trépasse ! »…

 

Arnaud Leduc

Journée du yoga

L’ONU est à l’origine de nombreuses journées mondiales qui permettent généralement d’attirer l’attention sur des grandes causes.

Après la journée internationale du bonheur (20 mars), suivie de la journée mondiale de la poésie (21 mars), la journée internationale du jazz (28 avril) et celle de la lumière (16 mai), sans parler de celle de la bicyclette (3 juin) ou de la gastronomie durable (probablement des camemberts qui durent dix ans ?) puis de l’amitié (30 juillet), pourquoi pas une journée internationale du yoga tous les 21 juin ?

C’est à l’initiative du premier ministre indien Narendra Modi que l’assemblée générale de l’ONU a adopté en  décembre 2014 une résolution invitant à célébrer la journée du yoga, et permettre ainsi de “faire connaître les bienfaits de la pratique du yoga”. 177 nations se sont associées à cette initiative.

Certaines formes de yoga se concentrent sur la posture physique, d’autres sur le souffle, d’autres encore sur les chakras.

A chacun son chemin.

Chacun doit trouver l’équilibre qui lui convient entre compréhension et amour, cohérence et expérience. Loin d’opposer corps et esprit ou tête et cœur, ce qui serait vain, savourons ces moments bénis où ils se complètent, où ils sont en parfaite harmonie, l’un permettant à l’autre de s’épanouir.

Ensuite, évidemment, selon les différents types de yogas, se pose les questions de la difficulté ou de la simplicité, de la rigidité ou de la souplesse, de l’importance accordée au physique ou au spirituel. Encore une fois, l’un n’empêche pas l’autre, à condition bien sûr de savoir les faire fonctionner ensemble.

Et là, il s’agit moins de contrôle que d’harmonisation, d’alignement corps-esprit, et par conséquent d’une bonne connaissance de soi et de paix intérieure retrouvée.

Sachant que ce qui est difficile n’est pas forcément meilleur pour soi, que légèreté ne veut pas dire négligence et que détachement ne signifie pas indifférence.

Peut-être devrait-on parler de journée internationale de la conscience, ou journée de la compassion et de l’altruisme. Ou encore, journée de la transformation spirituelle, de celle qui, par extrapolation, peut effectivement changer le monde !

D’ailleurs, si plus de jeunes et d’adultes, femmes ou hommes sur cette terre pratiquaient quotidiennement une forme ou une autre de yoga, le monde serait moins sujet à l’anxiété, au stress, à l’agitation et à la peur.

Demandons donc à Monsieur Modi d’instituer à l’échelle de la planète la règle qu’un tweet doit être précédé d’une minute de méditation et qu’un film posté sur Youtube ou Facebook ne pourrait y être diffusé qu’en conscience spirituelle. Buzz garanti et, à l’arrivée, plusieurs milliards de “like” par jour.

Et des “like” de qualité.

Reste plus ensuite qu’à instituer une journée spéciale de yoga pour tous les politiciens de la terre, et le monde serait enfin gouverné par des sages, une grande part de corruption disparaîtrait comme par magie, et les inégalités seraient fortement réduites.

Ajoutons pour faire bonne mesure, une journée internationale de yoga pour les médias, une autre pour les banquiers et les traders et une, en passant, pour le fameux 1% qu’on ne voit jamais et qui pourtant détient tout ou presque.

Oui, là, le monde changerait, ces journées mondiales ne seraient pas une vaine initiative et les instances internationales retrouveraient de leur crédibilité.

Mais, au fait, qu’entend-on par yoga ? Littéralement, Yoga signifie Union, mais aussi Retour et Réunion.

– Union avec soi-même d’abord, dans un alignement de nos pensées, paroles, actions, intentions.

Donc, d’une cohérence, d’une intégrité et, dans ce sens, d’une certaine pureté.

– Retour dans notre espace intérieur, espace de paix, de silence, de liberté et de sérénité. Un espace qui nous est propre, espace qu’on n’aurait jamais dû quitter et que nous pouvons réintégrer à tout instant pour y trouver refuge.

– Réunion (« Retrouvailles ») avec notre ami spirituel qui nous guide, nous aime et nous protège, celui qu’on ne nomme plus et à qui on a, hélas, au cours des siècles, attribué des bienfaits et des méfaits qui ne sont pas les siens.

Lorsque je retrouve mon ami subtil sur ma balançoire spirituelle dans mon espace intérieur, nous envoyons un faisceau de lumière, de légèreté et de compassion au monde en-dessous. Dans cet état de joie spirituelle, on ne se pose pas la question de sa posture physique, ni de son souffle. On n’a plus aucun soucis, aucun besoin ni aucune peur.

Aucune difficulté en cela, aucun labeur.

Ma concentration est automatique et sans effort car je me sens bien là où je suis et je sais que ça fait du bien tout autour de moi.

A. Leduc

La mère, cette héroïne inconnue

Souviens-toi de ta noblesse !

Tu es forte, discrète parfois insoumise mais toujours aimante envers les tiens,

Tu es capable d’un amour inconditionnel tel, qu’il déplace les montagnes ; il rend l’impossible possible et guérit le petit bobo comme la blessure la plus profonde.

Tu t’es tellement identifiée à ce rôle que tu as oubliée qui tu étais vraiment. Quand l’oiseau quitte son nid afin de voler de ses propres ailes, tu te sens perdue, désemparée, inutile, anéantie car cette fontaine inépuisable d’amour, elle, reste ouverte et elle n’a plus aucun objet pour s’exprimer.

Tu te retrouves alors seule, face à cette inconnue que tu as souvent écartée par devoir. Tu as oublié tes rêves, souvent sacrifié tes ambitions et mis de côté tes aspirations les plus profondes…

Et tu regardes anéantis à tes pieds, tes rêves de petites filles, tes éclats de rire d’adolescente, tes espoirs de femme…

Malgré la douleur, la maladie, l’épuisement extrême, tu sais toujours où puiser la force de continuer, la force d’aider l’autre à se relever…

Tu es cette bougie dans la nuit qui redonne confiance quand de terribles cauchemars assaillent ton enfant…

Tu es ce roc puissant, immuable, inébranlable sur lequel on peut toujours se reposer…

Tu es ce phare présent, immobile au milieu des tempêtes qui sait ramener les âmes perdues à bon port…

Oh Mères du monde…souviens-toi de ta puissance !

On considère toujours ce que tu fais comme allant de soi…

Guerrière pacifiste, tu sais toujours trouver les mots pour apaiser les tensions,

Wonder woman libre, tu es pionnière et ouvre la voie pour le changement,

Tu sais encaisser en silence les injustices et les ingratitudes …ton amour ne fléchit jamais,

Tes pleurs de douleur, personne ne les voit ni ne les entend…

La fatigue qui t’amène souvent aux frontières de tes limites, personne ne la reconnaît,

Un seul jour dans l’année pour te louer n’est pas assez, on devrait se prosterner à tes pieds de reine,

Car chaque jour devrait être un hommage à ta douceur, une aubade à ton amour infini, un concert de louanges à ton courage indéfectible,

Oh, Mères du monde, souviens-toi de ta force !

Même un genou à terre, tu sais trouver les ressources nécessaires pour te relever et poursuivre ton chemin,

Les insultes sont des bénédictions mais on l’a oublié,

On t’habille de reproches mais tu n’oublies pas ta destinée,

Oh, Mères du monde, souviens-toi de ta royauté !

Dans la chaleur de ton ventre, protectrice de l’humanité, tu abrites la vie,

Gardienne de l’avenir, nourricière du souffle éternel,

Oh, Mères du monde…souviens-toi de ton pouvoir !

Dépositaire d’une connaissance universelle, sentinelle de pouvoir, ta lumière rayonne de bonté et de miséricorde,

Bienfaitrice naturelle, tu dispenses constamment tes nombreuses vertus.

À toi, à qui même Dieu chante les louanges et devant qui Il dépose humblement Son respect,

Oh Mères du monde, souviens-toi de ta beauté !

Dominique

Pensée du jour
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La pensée du jour

mercredi 19 février 2020
Le miroir de nos yeux reflète l’éclat de nos valeurs.