Être à sa place

Être à sa placeNotre société se cloisonne de plus en plus… Chacun doit figurer dans une case, dans un cadre… et ne plus en sortir : jeunes/vieux, beaux/laids, grands/petits, forts/faibles, riches/pauvres, etc.
Ne suis-je que cela ?
Est-ce vraiment ce à quoi j’aspire pour être moi-même et m’épanouir ?

 

 

 

Et si « être à sa place » était tout simplement être bien calé entre mes deux oreilles ou encore, être plus confortablement installé derrière mes paupières, au centre du front ? Essayez et ressentez l’effet que cela produit…
Chercher sa place, trouver sa place, être à sa place, ne pas être à sa place… en voila une idée qu’elle est bizarre ! Ce monde bouge, change, se construit, se déconstruit… Chacun a sa case, son alcôve, son piédestal… ou son pied au derrière…

Mais le bonheur, la joie de vivre, où sont-ils ?

La vraie question serait de savoir ce que signifie « être à sa place ». Et d’abord, est-ce que je décide, est-ce que j’ai le choix de la place ? Est-ce qu’on me la donne ? Ou tout au plus, peut-on m’aider à la trouver ? Alors dans ce cas, cette aide se trouve certainement ailleurs… Y a-t-il quelqu’un qui m’entend là-haut !!!?… Et si « oui », l’échange m’intéresse !!! Il ne faut peut-être pas craindre de sortir de tous ces sentiers battus et rebattus : sentiers des certitudes, des croyances, des cultures et de l’éducation… En fait, être à sa place implique d’avoir fait le tour de la question.

Si je me pose quelques instants, je comprends vite que cette place n’est pas un postulat physique ou social mais que c’est un état d’esprit, un positionnement mental, un état de conscience… Alors là, oui, je commence à ressentir un certain confort, une certaine quiétude dans la quelle commence à s’esquisser mon bien-être.
Lorsque je m’installe dans cet espace douillet, je me sens chez moi, un peu comme à l’abri, où règne confiance et sécurité. Je deviens le résident de mon esprit, je me sens proche de mes sentiments, de mes émotions, de mes réflexions, de mes constats… et bizarrement, personne à l’horizon pour me gâcher ce pèlerinage, ce bain de conscience… Les influences qui, d’ordinaire, colorent mes réflexions, semblent rester sur le pas de la porte.
« Je pense donc je suis », comme le disait si bien Descartes. Et bien, « je pense donc j’assume », comme je le dis à mon propre esprit…!

Un peu d’humour ne fait pas de mal, bien au contraire, il permet de ne pas se dissimuler derrière un sérieux de mauvais aloi. Il me permet d’oser repousser les limites… plus rien n’est grave, ce n’est qu’une séquence, qu’un jeu…
L’être humain est par nature espiègle, vif, curieux, innovateur, alors qu’aujourd’hui il résonne plus qu’il ne raisonne, il constate plus qu’il n’agit, il acquiesce plus qu’il ne décide, il émet plus qu’il n’écoute. En fait, à l’évidence, il est de plus en plus attiré vers l’extérieur et de moins en moins vers l’intérieur.
Nous sommes enfermés hors de nous-mêmes et avons perdu la clef de la reconquête de notre citadelle intérieure qui n’est que grandeur, curiosité et magie.
Entre ces deux oreilles donc, il y a de quoi refaire le monde ou refaire « Son » monde, en un mot faire « Sa » place, celle qui me correspond, celle que j’aime, bref, celle qui me redonne la liberté d’être qui je suis…

Serge Beckrich

Pensée du jour
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La pensée du jour

jeudi 13 décembre 2018
Conjuguez la victoire au présent, et vous saurez ce que vous réserve le futur ; le passé est alors bel et bien révolu et il ne reste rien d’autre que le succès.