Halte au pavlov spirituel !

Nos désirs matériels sont comme les jouets d’un enfant : ils le distraient quand il les veut à tout prix. ils l’ennuient quand il les a étrennés. ça peut prendre du temps mais ça finit toujours comme ça. la question est : « combien de temps ça prend pour en arriver là ? ».

Halte au pavlov spirituel !

Une vie de plaisir spirituel durable.

L’expression est belle. L’approche intéressante.
Conserver le plaisir de la vie, le savourer, et en même temps, en changer le contenu.
En transformant simplement son expression.
Par expérience ou d’instinct, je sais qu’un type de plaisir, le matériel, ne me mènera pas très loin, car il me laissera toujours insatisfait, que je le veuille ou non. Alors que le plaisir plus subtil, celui qui fait appel à la clarté en moi, à ma profondeur et qui éveille ma spiritualité, le plaisir de l’âme, m’emplira d’une joie durable.
Il m’aide à ouvrir mon cœur, à m’ouvrir aux autres. Il me permet de retrouver le respect de moi-même et la paix de l’esprit, enfin.
Il m’aide à m’apprécier, tel que je suis, et les autres m’aiment ainsi, sans faux-semblant.
D’ailleurs, la vie m’aime et m’offre tout ce à quoi j’aspire et qu’au bout du compte, probablement, je mérite.
En d’autres termes, je redécouvre le vrai plaisir de vivre. Et donc, je me sens bien. Du coup, ma simple façon d’être aide les autres à être eux-mêmes à nouveau.
Ça vaut largement Descartes !
Plus de « Cogito, ergo sum » assommants. C’est désormais : « Être ou ne pas être » au sens spirituel !
Voilà un bon plan ! Et pour utiliser une expression très à la mode : « C’est ma stratégie ».

Maintenant, la question est : « Comment y parvenir ? ».
Et si je commençais par ce que j’aime le plus dans la vie.
L’astuce est d’éplucher les couches artificielles et d’aller puiser au cœur.
Ce qui implique de se débarrasser de pas mal de stéréotypes et de redécouvrir le vrai sens du plaisir de la vie. C’est-à-dire, en fait, me débarrasser de beaucoup d’idées préconçues sur qui je suis et ce que j’ai à faire dans la vie !

On en revient toujours à notre bon vieux « Qui suis-je ? », à la base de tout !
Afin de combler le vide entre qui je suis, ce que je crois que les autres pensent que je suis, ce que je cherche à leur montrer et ce que je veux être, je construis un masque destiné à prouver ce qui me manque (ou ce que je crois nécessaire de démontrer…), à savoir beauté, intelligence, pouvoir…
Et effectivement, c’est un jeu de miroirs où le rôle de l’ego est de compenser à donfe. Sauf que l’ego cherche la plupart du temps à exercer un pouvoir sur les autres au lieu de s’intéresser au pouvoir intérieur, au pouvoir spirituel.
Pas un pouvoir coercitif. Pas un pouvoir qui devienne une contrainte pour moi-même ou pour les autres. Je ne suis pas en train de me dire à longueur de journée : « Je dois travailler sur mon ego. Je dois éradiquer la colère… ».

L’harmonie est un pouvoir.
Se comprendre soi-même est un pouvoir.

Être doux et clair avec soi est un pouvoir. Ce genre de pouvoir-là.
Tout le jeu qui mène le monde « Money, Power & Fame » repose sur le même désir insatiable.
Le besoin irrépressible et inconscient d’aimer, d’être aimé et respecté, comme base du bonheur.
Le problème est le  »Pavlov spirituel » !
On nous a appris et nous avons très bien assimilé la leçon des déclencheurs de désirs, genre : champagne + glace au chocolat + crème chantilly = bonheur garanti !
Toutes sortes d’associations, d’identifications, de réactions en chaîne qui sont imprimées très profondément dans l’âme.

On ne casse pas une association. On change son expression, on modifie ses statuts. Quelque chose qui la remplace. Autrement, cela laisse un vide qui peut être dangereux.

 

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Pensée du jour

La pensée du jour

jeudi 22 février 2018
En se regardant soi-même, notre troisième oeil s’ouvrira ; en regardant les autres, il se fermera.