Journée du yoga

L’ONU est à l’origine de nombreuses journées mondiales qui permettent généralement d’attirer l’attention sur des grandes causes.

Après la journée internationale du bonheur (20 mars), suivie de la journée mondiale de la poésie (21 mars), la journée internationale du jazz (28 avril) et celle de la lumière (16 mai), sans parler de celle de la bicyclette (3 juin) ou de la gastronomie durable (probablement des camemberts qui durent dix ans ?) puis de l’amitié (30 juillet), pourquoi pas une journée internationale du yoga tous les 21 juin ?

C’est à l’initiative du premier ministre indien Narendra Modi que l’assemblée générale de l’ONU a adopté en  décembre 2014 une résolution invitant à célébrer la journée du yoga, et permettre ainsi de « faire connaître les bienfaits de la pratique du yoga ». 177 nations se sont associées à cette initiative.

Certaines formes de yoga se concentrent sur la posture physique, d’autres sur le souffle, d’autres encore sur les chakras.

A chacun son chemin.

Chacun doit trouver l’équilibre qui lui convient entre compréhension et amour, cohérence et expérience. Loin d’opposer corps et esprit ou tête et cœur, ce qui serait vain, savourons ces moments bénis où ils se complètent, où ils sont en parfaite harmonie, l’un permettant à l’autre de s’épanouir.

Ensuite, évidemment, selon les différents types de yogas, se pose les questions de la difficulté ou de la simplicité, de la rigidité ou de la souplesse, de l’importance accordée au physique ou au spirituel. Encore une fois, l’un n’empêche pas l’autre, à condition bien sûr de savoir les faire fonctionner ensemble.

Et là, il s’agit moins de contrôle que d’harmonisation, d’alignement corps-esprit, et par conséquent d’une bonne connaissance de soi et de paix intérieure retrouvée.

Sachant que ce qui est difficile n’est pas forcément meilleur pour soi, que légèreté ne veut pas dire négligence et que détachement ne signifie pas indifférence.

Peut-être devrait-on parler de journée internationale de la conscience, ou journée de la compassion et de l’altruisme. Ou encore, journée de la transformation spirituelle, de celle qui, par extrapolation, peut effectivement changer le monde !

D’ailleurs, si plus de jeunes et d’adultes, femmes ou hommes sur cette terre pratiquaient quotidiennement une forme ou une autre de yoga, le monde serait moins sujet à l’anxiété, au stress, à l’agitation et à la peur.

Demandons donc à Monsieur Modi d’instituer à l’échelle de la planète la règle qu’un tweet doit être précédé d’une minute de méditation et qu’un film posté sur Youtube ou Facebook ne pourrait y être diffusé qu’en conscience spirituelle. Buzz garanti et, à l’arrivée, plusieurs milliards de « like » par jour.

Et des « like » de qualité.

Reste plus ensuite qu’à instituer une journée spéciale de yoga pour tous les politiciens de la terre, et le monde serait enfin gouverné par des sages, une grande part de corruption disparaîtrait comme par magie, et les inégalités seraient fortement réduites.

Ajoutons pour faire bonne mesure, une journée internationale de yoga pour les médias, une autre pour les banquiers et les traders et une, en passant, pour le fameux 1% qu’on ne voit jamais et qui pourtant détient tout ou presque.

Oui, là, le monde changerait, ces journées mondiales ne seraient pas une vaine initiative et les instances internationales retrouveraient de leur crédibilité.

Mais, au fait, qu’entend-on par yoga ? Littéralement, Yoga signifie Union, mais aussi Retour et Réunion.

– Union avec soi-même d’abord, dans un alignement de nos pensées, paroles, actions, intentions.

Donc, d’une cohérence, d’une intégrité et, dans ce sens, d’une certaine pureté.

– Retour dans notre espace intérieur, espace de paix, de silence, de liberté et de sérénité. Un espace qui nous est propre, espace qu’on n’aurait jamais dû quitter et que nous pouvons réintégrer à tout instant pour y trouver refuge.

– Réunion (« Retrouvailles ») avec notre ami spirituel qui nous guide, nous aime et nous protège, celui qu’on ne nomme plus et à qui on a, hélas, au cours des siècles, attribué des bienfaits et des méfaits qui ne sont pas les siens.

Lorsque je retrouve mon ami subtil sur ma balançoire spirituelle dans mon espace intérieur, nous envoyons un faisceau de lumière, de légèreté et de compassion au monde en-dessous. Dans cet état de joie spirituelle, on ne se pose pas la question de sa posture physique, ni de son souffle. On n’a plus aucun soucis, aucun besoin ni aucune peur.

Aucune difficulté en cela, aucun labeur.

Ma concentration est automatique et sans effort car je me sens bien là où je suis et je sais que ça fait du bien tout autour de moi.

A. Leduc

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La pensée du jour

mercredi 26 septembre 2018
Celui qui sait s’intérioriser ne peut faire l’expérience de la peine.