Les mêmes un an plus tard : mes résolutions de la rentrée !

Bon, comme chaque année, en rentrant bronzée et détendue, je vais prendre la résolution de manger sainement, de faire de l’exercice, de m’aérer le week-end, de ne pas me stresser, de ne pas passer toutes mes soirées devant la télé, de me lever plus tôt le matin pour méditer, d’arrêter de me faire du souci pour tout et rien, de sourire aux gens que je rencontre, de ne pas agresser ceux qui se croient tout permis ou qui font n’importe quoi, surtout en voiture, d’être agréable et indulgente envers mon voisin (qui m’horripile) et de dire une bonne fois pour toute à mon patron/mari/banquier/concierge… ce que je pense de lui !

Et surtout, surtout, je vais lever le nez de cet horrible mais merveilleux mais satané smartphone !

Je dis ça mais je sais bien, ça va faire comme les autres années, ça va durer une semaine, dix jours max, et je vais me remettre à manger des sandwiches et des babas au rhum, je vais m’effondrer sur mon canapé en rentrant le soir et je vais me lever au dernier moment pour courir au travail, le ventre vide, stressée et à la bourre dès le matin.

Ce qui m’énerve le plus c’est d’entendre ma copine Yvette, avec ses grands airs, qui me sort que je n’ai pas de volonté ! Elle m’agace avec ça !

Ce n’est pas une question de volonté mais de motivation ! J’ai beau le lui dire, elle ne veut pas comprendre !

Qu’est-ce qui pourrait bien me motiver à tenir mes résolutions pour une fois ?

Bon, arrêter de manger n’importe quoi, n’importe comment pour ne pas grossir. C’en est une.

Faire du sport régulièrement pour éliminer les toxines mais aussi le stress. C’est sûr !

Quoi d’autre ?

Ne pas m’énerver, ne pas démarrer au quart de tour dès que je me sens agressée, même si je sais pertinemment que c’est souvent dans ma tête.

Pour cela, je ne vois qu’une solution : rester attentive. Plus précisément : veiller à rester centrée. Cesser de me disperser dans toutes les directions, ne pas me laisser embarquer par mes propres pensées dans tous les sens de façon anarchique, trouver enfin cet espace intérieur où je me sens bien avec moi-même et en sécurité.

Ce qui revient à dire, en fait, ne pas me laisser influencer par le rythme des autres, par leurs jugements, leurs modes de fonctionnement et leurs stéréotypes.

Ça aussi, ça aiderait beaucoup.

Ce que j’ai découvert récemment, c’est qu’à l’entrée de mon espace intérieur, il y a une antichambre (une chambre « anti », a cloakroom en anglais, littéralement une chambre du cloaque !), une sorte de vestiaire où je peux laisser mon encombrant manteau, mes gros godillots, mes sacs qui pèsent une tonne et toutes mes valises que je suis tellement habituée à porter que je ne me rends même plus compte que je les traîne partout avec moi comme un boulet.

Au vestiaire, je peux laisser mes peurs, mes soucis, mes pensées qui tournent en rond et qui me font tourner en bourrique. J’y laisse aussi mes hashtags, mes dièses et mes arobases qui me trimbalent, me brinquebalent, me transbahutent ; ils me hantent, j’en suis esclave, c’est une drogue et je ne peux plus m’en passer !

Si je pouvais recréer à tout instant cet espace intérieur où je peux voir tout ça d’un peu plus haut, lâcher prise sans efforts et remonter sur ma balançoire spirituelle, ça serait top !

En voilà une résolution qu’elle est bonne car dans mon espace intérieur, il n’y a aucune limite, aucune obscurité. Tout n’y est que lumière et vérité.

Oui mais pratiquement, comment y arriver ?

Ça ne doit pas être si difficile. En fait, il suffit d’y penser ; d’être un tout petit peu concentrée… pour rester centrée.

Même si je suis nulle en méditation et même si je n’ai pas de volonté comme dirait Yvette, ça, je crois quand même pouvoir y arriver.

Même pas dur !

Oui, mais je sais, je me décourage facilement. Ah, si seulement j’étais un peu plus sûre de moi…. le moindre truc, un petit obstacle de rien du tout et je m’écroule, je me dégonfle, j’oublie toutes mes belles  résolutions !

Sur la plage de mon espace intérieur, allongée sur un matelas à l’ombre d’un parasol, je regarde la mer devant moi avec ses fonds turquoise. Tout est tellement calme et paisible. Juste quelques vaguelettes qui me caressent les pieds…

L’autre jour, au centre de raja yoga, quelqu’un nous a parlé de cet ami spirituel qu’il rencontre régulièrement sur sa balançoire spirituelle. Ça avait l’air bien, ça. Comme une présence, un être incorporel (c’est possible ça ?), qui me connaît super bien et qui me kiffe grave, quoi que je fasse… ou pas ! Qui m’aime telle que je suis. Avec lui, je ne suis ni trop ni pas assez… C’est cool ça.

J’aimerais sa façon de me regarder. Quelqu’un comme ça me donnerait super envie de me faire du bien à moi-même, d’être bien dans ma peau, bien dans ma tête, bien dans mon âme.

Pourquoi pas ? Faut voir ! Ça mérite réflexion quand même…

De toute façon, qu’est-ce que j’ai à perdre d’essayer ?

Ce n’est pas un gourou, un maître ni même un coach, c’est un ami. Un vrai. Un qui ne peut jamais me décevoir parce qu’il ne veut rien pour lui-même. Et pour cause, il n’a besoin de rien. Il n’a rien et il a tout !
Ce qu’il faut, c’est que j’essaie.

A vrai dire, être attentive, rester centrée, c’est encore un peu abstrait.

La motivation viendra avec l’expérience, avec les résultats au quotidien. Plus je verrai qu’effectivement ça marche, plus je le verrai également dans les yeux de mes collègues, de mes amies, mon mari, mon patron, mon banquier, mon concierge… plus ça me donnera ENVIE de continuer, de faire le petit effort nécessaire. D’ailleurs en fait eux, je viens de le réaliser, ce sont de supers instruments pour moi, comme des travaux pratiques !

En même temps, il faut bien le dire, ce n’est pas vraiment terrassant comme effort.

Juste un peu d’attention ; et pour un résultat qui peut vraiment changer ma vie si ça marche.

Et il n’y a pas de raison que ça ne marche pas. D’autant plus si je me sens soutenue par cette présence invisible mais bien réelle et emplie d’amour qui m’accepte telle que je suis avec mes imperfections et mes faiblesses…

Au début, bien sûr, je risque d’être encore sans doute déstabilisée par les situations pas cool et les relations qui m’irritent. Mais petit à petit, leur influence va s’estomper : elles ne feront plus que me chatouiller. Puis viendra le moment où je ne les sentirai même plus… Elles ne m’affecteront plus. Elles n’auront plus de prise sur moi. La liberté, quoi !

Le tout, c’est de ne jamais me décourager et surtout de ne jamais culpabiliser. C’est le piège et ça ne sert à rien !

Là où je peux agir sans attendre, c’est sur les pensées qui s’agitent dans ma tête à tout moment, apportant avec elles leur lot d’anxiété et de soucis. Elles viennent bien de moi. Elles ne viennent pas de l’extérieur. Donc aucune excuse !

Bon allez, je me lance. Ça ne coûte rien et si, dans une semaine, vous dirigez votre regard vers le septième ciel et que vous m’y voyez, c’est que ça aura marché !

Et comme ils disent : Om Shanti !

Anaïs Leduc

Comments

Leave a Reply

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Pensée du jour

La pensée du jour

lundi 11 décembre 2017
L’humilité est la qualité qui conquiert les coeurs.