Pas besoin de souffrir pour être belle

En fait, c’est très curieux, mais je connais beaucoup de gens qui choisissent la voie difficile et compliquée. si, si, j’en connais plein ! et peut-être ont-ils raison, je ne sais pas.

Pas besoin de souffrir pour être belle

Je ne suis pas en train de vous dire que la seule façon de réussir sa vie de nos jours, est de gagner à la loterie, de devenir joueur de foot ou vedette de la télé-réalité.
Dieu sait qu’on en a passé du temps, et sûrement de nombreuses vies, à tout compliquer, à loisir, en pensant à tort que ça ne peut être réussi, intelligent ou même satisfaisant que si c’est compliqué !
Même dans l’éducation, ils ont enfin réalisé l’importance du jeu pour que les enfants assimilent mieux, plus facilement et plus vite. Combien de tables de multiplication et de listes de départements avons-nous dû nous apprendre par cœur ! Je ne dis pas que ce fut en vain.
Compliqué et difficile ! Tous ces efforts, ces disciplines, ces sacrifices et ces renonciations soit-disant indispensables pour obtenir le salut !
Or, ce qui est facile va droit au but. C’est généralement plus efficace et plus satisfaisant.
Les meilleures découvertes sont souvent les plus simples. Une image vaut tous les mots.

Mais, d’une certaine façon, ce qui est facile est plus risqué. C’est peut-être pourquoi les gens en ont peur ! La discipline et les efforts, ça rassure. C’est comme l’échafaudage dont je n’ai plus besoin mais que je garde quand même alors que j’en suis à la déco intérieure…

On nous a élevés avec des principes de responsabilité, à être sérieux et fiables. Oui, tout ça, bien sûr, mais ça ne signifie pas vouloir tout contrôler ou être lourd, ennuyeux et dur !

Ne puis-je pas être fiable et léger ?

Nous savons tous que nous devons nous transformer, accepter le changement. Certes ! Mais doit-on souffrir pour autant ? La souffrance est-elle le seul moyen de progresser ?
L’amour n’est-il pas aussi un facteur de transformation ? Le bonheur ne peut-il pas créer des changements durables dans notre vie et chez ceux qui nous entourent ? Une attitude calme et paisible ne peut-elle pas transformer l’atmosphère autour de moi ? Nous savons tous comment l’innocence – mais aussi la perspicacité – d’un bébé peut transformer l’attitude des adultes penchés sur son berceau.
Donc, ce n’est pas tant :

« Qu’est-ce que je veux faire ? » ou : « Qu’est-ce que je veux acquérir ? », ou « Quel est mon rôle ? »

mais plutôt :

« Qu’est-ce que je veux être ? »… Est-ce que je veux une petite vie confortable ou est-ce que je veux être moi, dans ce que j’ai de plus élevé, quelle que soit la forme que ça peut prendre ?
Ou puis-je être les deux à la fois ?
Puis-je m’accrocher à la branche que je suis en train de scier ? D’ailleurs dois-je scier quoi que ce soit ?

Au plus profond de moi, je sais que si je passe mon temps à manger, boire et dormir et à simplement me satisfaire des bons vieux plaisirs de la vie, mon énergie créative, sans parler de mon énergie spirituelle, commencera à s’évanouir doucement.
Je me laisserai tranquillement étouffer sous les coussins de la vie quotidienne.

L’astuce est donc de remplacer un plaisir ordinaire par un autre plus spirituel, plus élevé, et finalement plus vrai. Et d’ailleurs aussi, plus durable.

Arnaud Leduc

Pensée du jour
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La pensée du jour

mercredi 15 août 2018
La spiritualité, c’est la capacité à mettre en avant les qualités que j’avais oubliées ou que je ne pensais posséder.