Relation entre l’état du monde et les êtres humains

Relation entre l’état du monde et les êtres humains

Avec les études récemment menées sur le changement climatique, tout nous montre que l’être humain est au centre de la crise environnementale actuelle et que nous sommes les témoins de changement irréversibles et destructeurs. Les mécanismes qui régules les écosystèmes de notre biosphère et assurent le renouvellement du vivant sont en train de se rompre.. la démesure dde l’activité humaine sociale, économique et humaine… Nous affectons notre environnement, nous l’impactons et le colorons… Tous les peuples de la terre, les multitudes d’individus qui les constituent, chacun a un effet sur l’univers.

Comment avons-nous pu créer avec notre maison, la terre une relation si insensée que nous la dégradions sans rien vraiment tenter de suffisant pour rééquilibrer l’environnement ? Même si L’IPCC dans ses études sur le changement climatique montre l’effet de nos sociétés humaines sur l’environnement pour ce qui est de la biodiversité et du changement climatique, on se rend compte que les décisions des gouvernements ne sont cependant pas assez rapides ni robustes pour parer à l’état actuel des choses.

Pour cela ne faudrait-il pas tout d’abord recréer une relation saine avec le monde qui nous entoure, la terre, les ressources naturelles? Comment tirer la sonnette d’alarme pour que nous nous éveillions et changions notre style de vie, notre relation et notre conscience ?

La situation actuelle n’est pas juste la responsabilité des industriels et des politiciens, c’est la responsabilité historique et présente de chacun de ceux qui ont contribué à cette situation. C’est notre « création », c’est le résultat de la relation et la conscience que nous avons tous et c’est aussi pour cela que c’est notre responsabilité globale et individuelle. Mais c’est aussi quelque chose auquel l’humanité devra faire face dans son ensemble.

La relation que nous entretenons avec le monde vient du plus profond de nous. Ces relations dépendent de notre passé et notre histoire, notre conditionnement, nos cultures s et religions, notre compréhension, notre état d’esprit, nos intentions et toutes les qualités du cœur que nous avons. Mais aussi de la relation que nous avons avec nous-même.

Comprendre que le matérialisme, l’égoïsme et l’avidité sont à l’origine de notre situation écologique est aisé…
Mais lorsque l’on cherche des solutions, on se rend compte de l’impuissance des gouvernements mais aussi de l’individu face à la crise collective. Peut-on interdire l’avidité, l’irresponsabilité et l’égoïsme ? Sous peine de… ?
Cela fait sourire, n’est-ce-pas !?

En terme d’actions, on peut voir que les pays même si beaucoup ont signé le traité de Paris, ils ne sont pas très pressés d’agir ni même de faire ce qu’ils ont décidé et accepter de faire ce qu’ils ont pourtant déclarés qu’ils allaient faire. Pourquoi ?
Un gouvernement est aussi composé d’individus qui sont affectés et influencés par leur propre formatage, leurs peurs et leur vision ou leur manque de vision du futur. En travaillant dans le cadre des COPs nous avons découvert combien les négociateurs et les scientifiques du climat sont affectés par leur propre angoisse vis-à-vis du futur.

Mais aussi les négociateurs représentent des gouvernements qui sont affectés ou même menacés par les pouvoirs économiques en place qui peuvent leur apporter leur soutien ou décider de l’apporter à d’autres…

Et pour beaucoup d’individus se demander comment ils pourraient contribuer à une transition vers un futur plus durable et amical vis-à-vis de notre planète, il s’agit non pas de leur dire ce qu’ils doivent ou pourraient faire mais aussi de les aider à réfléchir et chercher ce qu’ils pourraient faire pratiquement dans leurs vies pour réduire leurs consommation et s’adapter aux besoins de notre écologie.

Il s’agit donc plutôt de – permettre la prise de conscience – motiver et inspirer à prendre de bonnes décisions pour les êtres humains et la nature.

Changer de relation avec la matière… Ce n’est pas parce que l’on sait qu’il faut changer ou créer de nouvelles habitudes que l’on sait comment. Dans le passé on peut dire que le bio-centrisme et l’ethnocentrisme ont été les deux faces d’un même problème, or il convient de trouver un équilibre qui serait la conséquence d’un repositionnement de l’être par rapport à lui-même, à son environnement, intérieur, familiale, social et écologique.

Même si un individu sait que la relation avec sa mère ou son enfant doit changer, ce n’est pas pour autant que je sais comment créer et maintenir ces nouvelles relations plus tolérantes ou respectueuses. Il n’y a pas de baguette magique pour que les relations humaines et deviennent bonnes.
Il en va de même avec la nature, créer de bonnes relations demande des efforts et un travail réel sur soi-même. Même la prise de conscience seule ne suffit pas.

Si on prend l’exemple de la relation des indiens d’Amérique latine avec la Pacha Mama, il ne s’agit pas d’une mère avec laquelle ils seraient en guerre mais d’une relation ou les individus ont la compréhension que la terre mère est une entité généreuse et emplie d’amour qui pourvoit corps, vie, air, nourriture et eau à tous ses enfants.

Ce genre de reconnaissance et de gratitude que l’on peut ressentir est nécessaire pour arriver à recréer une relation saine.
Selon les différentes traditions, on peut parler de bio-mimétisme ou de durabilité, de servir les éléments en voyant la nature comme un compagnon qui nous accompagne nous donne et à qui nous donnons nous aussi.

Cela réclame donc un changement de paradigme – être capable de redéfinir notre position dans le monde, notre rôle, note façon de penser l’économie.

L’être humain doit être capable de se recentrer en se demandant « qui suis-je » en se donnant l’espace de se relier à son potentiel et depuis cette richesse intérieure à ce qui l’entoure.
Il est alors capable de communion et d’ascétisme si il juge que c’est nécessaire…

et si on aime, on est capable de tout abandonner, tout offrir – si nécessaire.

 

Valériane Bernard

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La pensée du jour

mardi 20 novembre 2018
Une âme élevée qui maintient le respect d’elle-même n’a jamais le sentiment d’être insultée.